Archives de Catégorie: Tous azimuts

Taste de Rhye

Quelques notes de basse, comme une caresse sur la peau, un souffle à la fois puissant et délicieusement doux et cette voix, légèrement éraillée, langoureuse, comme en attente. De la prochaine seconde, du prochain mouvement, imperceptible mais tellement sensible. Laissez-vous happer par Taste, l’un des morceaux qui composent l’album Blood du duo masculin dano-canadien, Rhye, à paraître le 2 février prochain.

 

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Hiver#2

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Le lac du Bourget ce midi. Agité.

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Medley

Dolores O’Riordan, chanteuse du groupe Cranberries, est morte subitement, ce jour, à Londres. Elle avait 46 ans. Saisie à froid par cette nouvelle, j’ai cherché dans ma mémoire. Les Cranberries ? Mais, ça remonte à quand ça ? Mais oui, c’est bien ça, 20, 22 ans. Mais où étais-je il y a 20 ans ? Et cet air qui me vient en tête soudainement. Mais oui, c’est bien ça ! « Zombie », « Ode to my family », « When you’re gone » ! Vite, chercher sur YouTube, me remettre en tête cette musique que je n’ai pas fredonnée depuis des lustres. Deux notes suffisent pour me projeter, me catapulter, 22, 23, 24, 25 ans en arrière ! Aïe ! Et avec ces titres, d’autres forcément font leur apparition, m’agrippent littéralement, m’enserrent, me ligotent un quart de siècle en arrière. Alors, pour quelques minutes, restons-y ! Je vous propose un medley assez jouissif : Zombie, When you’re gone et Ode to my family des Cranberries et comme un écho Losing my religion de REM et enfin What’s up de 4 Non blondes.

Zombie – The Cranberries –  1994

When you’re gone – The Cranberries –  1996

Ode to my family – The Cranberries – 1994

Losing my religion – REM –  1991

What’s up – 4 Non blondes – 1992 -1993

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Hiver #1

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Depuis le TER, aux environs de Saint-Romain-La-Motte dans la Loire, à l’heure du goûter.

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Nice by night et la tour Bellanda

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Au bout de la promenade des Anglais, jeudi soir, la tour Bellanda, vestige du château de Nice. Cette magnifique tour surmontée d’une guérite a hébergé Hector Berlioz le temps de la création de l’ouverture du Roi Lear.

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Continuer de Laurent Mauvignier

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Jeune adolescent de 17 ans, Samuel est à la dérive. Tout comme sa mère, Sybille, divorcée, qui ne sait plus comment s’y prendre avec lui. Fragile, se sentant débordée de toute part et terriblement seule, elle tente pourtant le tout pour le tout et décide d’emmener son fils au fin fond de l’Asie centrale, dans les contrées kirghizes pour un voyage initiatique de plusieurs mois à dos de cheval.

Le roman de Laurent Mauvignier sorti en août 2016 est à l’image du Kirghizistan : sauvage et brut. L’écriture est nerveuse comme sur le qui-vive, à l’instar de ces deux êtres qui ne savent plus s’écouter, se parler, prêts à s’invectiver à la moindre occasion, ravalant leurs colères, déceptions et hontes. Un roman poignant qui ne parle en réalité que d’amour. Mais pour mieux le faire émerger, il faut parfois aller au bout de soi-même, continuer, dans le plus total dépouillement.

Extrait, page 142 : « Alors Sybille se penche vers lui, très proche, son visage très près du sien. Elle entend son souffle et laisse sa main, ses doigts juste devant la bouche de Samuel, pour que son haleine lui caresse les doigts, ce souffle léger qui s’échappe d’entre ses lèvres ; elle observe comme elle n’a pas pu le faire depuis des années ses traits, sa bouche charnue et rouge, ses yeux fermés et toujours ses cils si grands, presque des cils de femme, des cils qui tenaient des siens et qu’il avait toujours eus, même bébé il avait des cils immenses. Elle le regarde et elle est heureuse de le voir dormir comme il est, sans colère, sans être sur la défensive, sans haine ni jugement contre elle – car peut-être que c’est ce qui est le plus dur : l’impression que chaque fois qu’il la regarde, ce n’est pas pour la voir, elle, comme elle est, mais pour la juger, pour lui prêter des intentions qu’elle n’a pas, pour lui faire un procès qu’elle a perdu d’avance. » Laurent Mauvignier.

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La vie, la mort, la vie d’Erik Orsenna

La vie la mort la vie Erik Orsenna

 Le sujet d’un livre tient parfois à peu de choses. Celui traité par Erik Orsenna, académicien, dans son livre La vie, la mort, la vie, est lié au fait qu’il occupe le fauteuil de Louis Pasteur et que son voisin de droite aux séances du jeudi de l’Académie, François Jacob docteur en biologie décédé en 2013, n’a cessé de le taquiner sur le fait qu’il n’entendait rien à la biologie et à la vie de Pasteur. C’est donc en chercheur qu’Erik Orsenna s’est lancé dans cette aventure. Mais un chercheur bien particulier qui n’a eu de cesse de disséquer son sujet pour mieux le comprendre et le faire comprendre à ses lecteurs. Au final, un livre très pédagogique sur la vie de ce fils de tanneur jurassien qui, chaque année, toute sa vie durant, passait deux mois dans le magnifique village d’Arbois. C’est ainsi qu’on apprend que l’illustre Louis Pasteur était un élève médiocre avant d’être repéré par Napoléon III. S’il doit ses découvertes à sa capacité à se questionner et à sortir de son laboratoire pour expérimenter sur le terrain – ce que peu de scientifiques faisaient à l’époque -, il les doit aussi à son épouse, Marie Laurent, Clermontoise, qui a toujours été présente à ses côtés, prête à tous les sacrifices. Moins connu est aussi le portrait qu’Erik Orsenna fait de l’homme. Brillant scientifique, Louis Pasteur était plutôt du genre austère, volontiers conservateur, donneur de leçons voire méprisant, tenant pour peu de choses tout ce qui ne pouvait être prouvé scientifiquement.

Un livre passionnant qui se lit en à peine deux soirées !

Extrait, page 99 : « En reconnaissance de ces succès, le ministre de l’Instruction publique et des Cultes nomme Pasteur administrateur et directeur scientifique de l’École normale.

À peine arrivé rue d’Ulm, il y instaure une discipline quasi militaire. Dans osn esprit, les normaliens sont payés et formés pour travailler et pour obéir. D’où une série de mesures immédiates qu’il estime nécessaires :

  • Livres jugés « inutiles » retirés de la bibliothèque. À quoi peuvent bien servir certains romans, dont Les Mystères de Paris d’Eugène Sue, par ailleurs violent antibonapartiste ?
  • Contrôle strict de l’habillement. Paul Vidal de La Blache, le futur géographe, est ainsi sanctionné pour tenue inconvenante, « l’attitude abandonnée de quelqu’un qui pense à autre chose ».
  • Lutte systématique contre différentes pertes de temps : consignes données pour réduire la durée de la toilette, limitation des permissions de sortie sans justification de leur nécessité ;
  • Obligation d’assister deux fois par jour aux prières ;
  • Interdiction de fumer ;
  • Ragoût de mouton servi tous les lundis (représailles contre les élèves l’ayant précédemment décrété immangeable.

Les normaliens grondent, surtout les « littéraires ». La tension monte. » Erik Orsenna.

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