Un goût d’éternité

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Cadeau de fin de journée, sur la ria d’Etel, la maison de Saint-Cado sur son minuscule îlot.

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Humilité

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Selon Le Petit Robert, « nom féminin venant du latin humilitas. Sentiment de sa faiblesse, de son insuffisance qui pousse une personne à s’abaisser volontairement en réprimant tout mouvement d’orgueil. »

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Enivrez-vous de Charles Baudelaire

149 ans après sa parution, Enivrez-vous, l’un des poèmes en prose de Charles Baudelaire, extrait du recueil Le Spleen de Paris, n’a rien perdu de sa beauté et de son intensité.

« Il faut être toujours ivre. Tout est là : c’est l’unique question. Pour ne pas sentir l’horrible fardeau du Temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve.
Mais de quoi ? De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise. Mais enivrez-vous.
Et si quelquefois, sur les marches d’un palais, sur l’herbe verte d’un fossé, dans la solitude morne de votre chambre, vous vous réveillez, l’ivresse déjà diminuée ou disparue, demandez au vent, à la vague, à l’étoile, à l’oiseau, à l’horloge, à tout ce qui fuit, à tout ce qui gémit, à tout ce qui roule, à tout ce qui chante, à tout ce qui parle, demandez quelle heure il est ; et le vent, la vague, l’étoile, l’oiseau, l’horloge, vous répondront : « Il est l’heure de s’enivrer ! Pour n’être pas les esclaves martyrisés du Temps, enivrez-vous sans cesse ! De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise. » Charles Baudelaire.

Récité par Serge Reggiani en 1968, c’est aussi très émouvant.

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No me dejes de Paloma Pradal

C’est prendre beaucoup de risques pour un artiste, aussi talentueux soit-il, que de reprendre une chanson connue. Et quand celle-ci a pour titre « Ne me quitte pas », c’est sans doute encore plus risqué. Voici une magnifique reprise version flamenco de Paloma Pradal, 25 ans, interprétée là encore au Triton. Accompagnement à la guitare par Samuelito.

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Procrastination de Juliette

Le mot est passé dans le langage courant. La procrastination est la tendance à remettre systématiquement au lendemain des actions. Souvent celles que nous n’avons pas envie de faire. Juliette en a fait une jolie chanson, à découvrir sur son nouvel album.

La voici dans un live au Triton…

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L’ordre du jour d’Éric Vuillard

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Beaucoup de choses ont été écrites sur la Seconde Guerre mondiale et ses horreurs. Peu ont décrit avec autant de minutie les prémisses de cette guerre. Et c’est précisément ce à quoi s’attache Éric Vuillard dans un récit précis et glaçant en narrant notamment deux étapes. La première correspond à la réunion, le 20 février 1933, des vingt-quatre patrons les plus puissants d’Allemagne organisée par Herman Goering, président du Reichstag et Adolf Hitler, fraîchement nommé chancelier. Si le patronyme de ces vingt-quatre hommes, vieillissant et pathétiques, portant chapeau de feutre et épais manteau, ne sont pas très connus, leurs entreprises, elles, l’étaient et le sont encore aujourd’hui. Elles se nomment Opel, Bayer, BASF, Agfa, IG Farben, Siemens, Allianz, Telefunken. Les voilà tout ouïe devant Goering et Hitler qui leur demandent avec insistance de verser leur contribution au parti nazi pour permettre à ce dernier de mener sa campagne électorale, les élections approchant.

La deuxième étape que choisit Éric Vuillard est celle de l’annexion de l’Autriche par l’Allemagne nazie cinq années plus tard, le 12 mars 1938. À ce propos, il raconte une anecdote véridique mais peu connue dont on pourrait rire si elle n’était pas aussi irrémédiablement accolée à une période noire de l’histoire des hommes. À peine les fameux tanks Panzer avaient-ils franchi la frontière autrichienne, dans une grande parade qui se voulait une démonstration de force, qu’ils sont tombés en panne.

C’est donc dans les coulisses de l’Histoire que nous emmène Éric Vuillard. Précis, glaçant, parfois cynique, le propos est brut. Aussi brute que la vérité.

N’ayant pas lu les autres livres pressentis pour le prix Goncourt 2017, je ne saurais dire si L’ordre du jour mérite plus qu’un autre cette récompense. Sans doute les temps troubles que nous vivons ont-ils fait émerger la nécessité de souligner ce qui arrive lorsque lâcheté, cupidité et soif de pouvoir guident le monde.

Extrait, page 10 : « Ils étaient vingt-quatre, près des arbres morts de la rive, vingt-quatre pardessus noirs, marrons ou cognac, vingt-quatre paires d’épaules rembourrées de laine, vingt-quatre costumes trois pièces, et le même nombre de pantalons à pinces avec un large ourlet. Les ombres pénétrèrent le grand vestibule du palais du président de l’Assemblée ; mais bientôt, il n’y aura plus d’Assemblée, il n’y aura plus de président, et, dans quelques années, il n’y aura même plus de Parlement, seulement un amas de décombres fumants.

Pour le moment, on dévisse vingt-quatre chapeaux de feutre et l’on découvre vingt-quatre crânes chauves ou des couronnes de cheveux blancs. On se serre dignement la main avant de monter sur scène. Les vénérables patriciens sont là, dans le grand vestibule ; ils échangent des propos badins, respectables ; on croirait assister aux prémices un peu guindées d’une garden-party. » Éric Vuillard.

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« C’est un page turner »

a woman is reading a book and holding coffee

Crédit photo : Fotolia | Alina

Peut-être n’avez-vous jamais entendu cette expression anglophone visiblement de plus en plus utilisée dans le monde littéraire, d’après ce que j’ai pu lire. Lorsqu’on dit d’un livre que « c’est un page turner » (prononcez « pedge teurneur »), cela signifie que c’est un livre palpitant qui nous amène à « tourner les pages » justement, dans un mouvement d’impatience tant on a envie de connaître la suite de l’histoire. Potentiellement, pour un éditeur, cela signifie aussi que c’est un livre qui a de grandes chances de bien se vendre. Ne reste plus qu’à trouver un équivalent français de cette expression mais il ne semble pas que l’on soit parti pour cela. En témoignent déjà le « best-seller » passé dans l’usage courant ou encore, au cinéma, le « blockbuster »… Et vous, lisez-vous un « page turner » en ce moment ?

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