Mon cœur de Pauline Bureau

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Capture d’écran du site de la compagnie La part des anges

Je vous invite à écouter ou réécouter l’émission L’heure bleue sur France Inter, produite et réalisée par Laure Adler. Elle était consacrée ce soir à la pièce de théâtre de Pauline Bureau, intitulée Mon cœur. Interprétée sur la scène du théâtre des Bouffes du Nord du 16 mars au 1er avril dernier, la pièce tourne désormais un peu partout en France et c’est heureux, tant le sujet est à la fois poignant et scandaleux.

Après Emmanuelle Bercot et son excellent film La fille de Brest (bande-annonce visible ici) cette jeune auteure et metteuse en scène s’est emparé du scandale du Mediator, médicament coupe-faim produit par les laboratoires Servier. Un médicament, qui, à ce jour, a provoqué environ 2000 morts en France. La dernière victime en date est d’ailleurs décédée ce dimanche 23 avril. A la différence d’Emmanuelle Bercot qui raconte le courage d’Irène Frachon, médecin pneumologue au centre hospitalier universitaire de Brest à l’origine de la dénonciation de ce scandale, Pauline Bureau s’est intéressée aux victimes et c’est leur regard que porte la pièce tout en interrogeant le système sanitaire en France, la faiblesse de la justice face à un arsenal surpuissant d’avocats représentant les laboratoires Servier, la compromission voire la corruption de certains responsables très haut placés invités à fermer les yeux mais également la société tout entière à travers l’injonction adressée aux femmes de rester longilignes toute leur vie durant.

Une émission vibrante d’authenticité et de courage. Par les temps qui courent, un tel cadeau ne se refuse pas.

A votre poste ! => L_heure_bleue_France_Inter

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Céline Clanet, photographe

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Capture d’écran du site de Céline Clanet

Je vous propose de découvrir le magnifique travail de Céline Clanet, photographe savoyarde, née à Chambéry en 1977 et vivant désormais à Paris. Issue de l’école nationale supérieure de photographie d’Arles, elle a réalisé un intéressant travail sur Les Chapieux, un site de haute altitude sur la face méridionale du Mont Blanc ainsi que sur le barrage de Roselend en Savoie.

Par ailleurs, depuis 2005, elle a effectué plusieurs séjours à Màze, un village sami situé en Laponie norvégienne, afin de se fondre dans le quotidien de cette communauté fière de son histoire et de ses traditions. Le résultat de son observation sera exposé à partir de ce jeudi 27 avril à Chartres-de-Bretagne et jusqu’au 10 juin prochain.

Pour voir les photographies sur Les Chapieux, c’est ici.

Pour visualiser celles sur le barrage de Roselend, c’est .

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Des urnes au ciel

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Il n’y a pas que dans les bureaux de vote qu’il se passe quelque chose en ce jour d’élection … Dans le ciel villeurbannais, on s’exprime aussi. Amoureux fou d’une Lou ou supporter du club de rugby Le Lou ?

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Je te supplie d’Alex Beaupain

Sorti il y a un peu plus d’un an, le sixième album d’Alex Beaupain, intitulé Loin, évolue entre des amours à la peine et le constat mélancolique et douloureux du temps qui passe, du vide abyssal qu’ont laissé derrière eux et devant nous ceux qui nous ont quittés. Trop tôt, trop vite.

Un album subtil, délicat, tout en retenue, dont les mélodies, si l’on ne prêtait pas attention aux textes, pourraient nous faire penser que c’est un album joyeux. Sans doute une manière de se protéger, d’amortir la peine, d’offrir à ses maux et ses mots une aire de réconfort pour mieux préserver la pulsion de vie.

Je vous propose d’écouter Je te supplie composée par Julien Clerc – très identifiable. Dans cette chanson, Alex Beaupain évoque son amoureuse, partie trop tôt et dont il a dit, dans une interview à L’Obs en mars 2016 : « elle est morte alors que je l’aimais toujours, je resterai donc amoureux d’elle toute ma vie. »

 

Ce matin par habitude / J’ai mis le couvert pour deux / Mon chemin de solitude / S’allonge chaque jour un peu / Je me couche en diagonale / Pour occuper entièrement / Nos draps froids comme une dalle / Nos draps trop grands à présent / Je te supplie / De m’adresser d’après la vie / Un signe que je te manque aussi /

Je te supplie / De me répondre même si / Personne ne répond d’ici / Personne ne répond d’ici /

La pluie tombe tout l’automne / Le soleil brille l’été / Ces banalités m’étonnent / Que tout puisse continuer / Et que le temps se déroule / Long ruban de jours et d’heures / Fleuve indifférent qui coule / Dans le lit de nos douleurs / Je te supplie / De m’adresser d’après la vie / Un signe que je te manque aussi /

Je te supplie / De me répondre même si / Personne ne répond d’ici / Personne ne répond d’ici /

Au détour d’un carrefour / Où nous vivions autrefois / J’ai voulu devenir sourd / Car quelqu’un riait comme toi / Il ne faut pas m’en vouloir / Je l’avais presque oublié / Ce grelot, ce tintamarre / Qui dans tes rires tintait /

Je te supplie / De m’adresser d’après la vie / Un signe que je te manque aussi / Je te supplie / De me répondre même si / Personne ne répond d’ici / Personne ne répond d’ici.

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Hôtel Lugdunum

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Au sortir de la station de métro Brotteaux dans le quartier du même nom à Lyon, l’ancien hôtel Lugdunum dessiné par l’architecte Valère Perrier et construit entre 1920 et 1924. Cet hôtel de luxe, au style art déco, reconverti très tôt en bureaux, comportait 400 chambres.

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Wild fire de Laura Marling

L’année 2017 est décidément riche musicalement. Je vous propose de découvrir Semper femina, le sixième album de Laura Marling, jeune auteure, compositrice, interprète britannique. Un album folk intime où percent les influences de Neil Young et Joni Mitchell. Un « album-ode » à la féminité d’où son titre Semper femina, emprunté à Virgile. C’est doux, mélancolique, langoureux… tout simplement magnifique.

Et Laura Marling n’a que 27 ans ! Prometteur !

Et voici Wild Fire…

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Au bout du couloir

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8 avril 2017 · 15 h 26 min