Archives de Tag: exposition

Incroyable presse !

expo-incroyable-presse-2017

À voir jusqu’au 25 mars à la bibliothèque d’étude et du patrimoine de Grenoble (celle qui se trouve près de l’arrêt de tram Chavant) l’exposition Incroyable presse, une histoire mouvementée entre liberté et censure.

Une exposition très bien construite sur l’histoire de la presse écrite française d’information générale, de sa naissance au 17e siècle avec La Gazette, l’un des plus anciens journaux publiés en France (fondé par Théophraste Renaudot avec l’appui de Richelieu) à nos jours. Histoire complexe, riche, d’une presse écrite flirtant avec les hommes de pouvoir selon les époques et les titres, cible de la censure, tantôt honnie, tantôt sanctifiée. Une presse qui n’a cessé de se réinventer au fil des évolutions technologiques.

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Pasolini, una vita violenta

Affiche-expo-Pier-Paolo-Pasolini

À voir jusqu’au 10 août prochain à Lyon, l’exposition que la bibliothèque de la Part-Dieu consacre au cinéaste et écrivain Pier Paolo Pasolini, assassiné il y a 40 ans, sur un terrain vague à Ostia près de Rome. À travers de nombreux documents (affiches de films, photographies, journaux, livres, …), cette exposition retrace le parcours de cet homme hors normes, écorché vif, se réclamant du marxisme tout en observant le monde d’un point de vue sacré, dont l’œuvre et la vie ont souvent fait les gros titres tant elles étaient considérées – par une certaine société bien-pensante toujours prompte à donner des leçons de morale – comme scandaleuses.

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La photographie en question

Très bon article dans le journal Le Monde du 24 septembre signé Claire Guillot. Intitulé « La photo à charge », il évoque l’exposition « Fichés » conçue par Les Archives nationales à l’hôtel de Soubise, visible dès demain et jusqu‘au 27 décembre. Cette exposition explore les relations entre photographie et identification, de 1850 à 1960. Le propos de l’exposition est de montrer comment la photographie, inventée en 1839, a été très vite exploitée comme « auxiliaire de police » car on la disait « réaliste, précise, objective ». C’est ainsi que des milliers de photographies ont été prises. Qui de prostituées, qui d’homosexuels, qui de bonapartistes… et de tous ceux qui représentaient un soi-disant « danger ». La célèbre fiche anthropométrique avec ses photos « face et profil » en découlera naturellement grâce à un fonctionnaire de police zélé répondant au nom de Alphonse Bertillon. Un peu plus tard, la photographie servira à « un recensement plus généralisé de la population » avec la carte d’identité, « moyen de matérialiser l’appartenance des citoyens à la nation ». Une idée dévoyée durant le régime de Vichy. Ce n’est qu’à la fin du XIXe siècle que la photographie sera remise en cause en tant que moyen infaillible d’identification. L’avènement du numérique fera le reste. Plusieurs livres sont également sortis sur ce sujet dont celui de Taryn Simon en 2003 à qui Le Monde a également consacré un article cet été. Cette artiste américaine née en 1975 a photographié des « personnes condamnées après avoir été reconnues par des victimes sur des photographies ». Or des tests ADN ont ensuite prouvé leur innocence. Les photographies de Taryn Simon ont été prises sur les lieux mêmes des crimes.

Pour en savoir plus sur l’exposition de Taryn Simon intitulé « The innocents », vous pouvez aller jeter un œil sur le site Internet du musée de la photographie contemporaine de Chicago, http://www.mocp.org/exhibitions/2005/08/taryn_simon_the.php

Pour l’exposition des Archives nationales, c’est par là :

http://www.archivesnationales.culture.gouv.fr/anparis/chan/musee/musee-exposition-fiches-identification.html

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Expo James Nachtwey

Une semaine avant la fin de l’exposition organisée par la Bibliothèque de la Part-Dieu, je suis allée découvrir le travail de James Nachtwey. Je ne sais si le mot « magnifique » convient pour cette exposition tant les photos exposées sont violentes et témoignent de la cruauté et la dureté d’une partie du monde. Leur principale qualité est, je crois, de témoigner justement, des exactions commises sur cette planète au nom de Dieu, d’un territoire, d’une idéologie… A voir, avec le cœur bien accroché. Jusqu’au 15 janvier seulement. Cette photo a été prise par James Nachtwey en 1990 en Allemagne de l’Est dans une usine de fabrication de charbon. Vous pouvez aussi découvrir le travail de James Nachtwey sur son site : http://www.jamesnachtwey.com

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