Archives de Tag: M Le magazine du Monde

Le français se porte bien

Parlez-vous français? Sprechen Sie französisch?

Crédit Fotolia- Kebox

 

Une statistique et un classement pour commencer la semaine. Quand bien même la France n’a pas brillé sur les terrains sportifs ce week-end (adieu Coupe Davis !), le nombre de francophones dans le monde a augmenté de 7% depuis 2010 apprend-on en lisant M le magazine du Monde daté du 22 novembre. Mais ce n’est pas tout. Ainsi, le français est aussi la deuxième langue étrangère la plus apprise après l’anglais, la troisième langue des affaires après le chinois et l’anglais, la quatrième langue d’Internet en nombre d’utilisateurs et la cinquième la plus parlée au monde avec 274 millions de locuteurs. Et vous, parlez-vous français ?

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Expert, nom masculin

La couverture de M, le magazine du Monde du 29 septembre 2012

A lire dans M, le magazine du Monde daté du 29 septembre, l’excellent papier de Guillemette Faure intitulé Expert, nom masculin. Il porte sur l’omniprésence des hommes, experts en tout genre, sur les plateaux télé et à la radio que l’association féministe La Barbe dénonce régulièrement, en interpellant des assemblées masculines le bas du visage recouvert d’une barbe postiche. Yves Calvi, journaliste et animateur de l’émission C dans l’air, en sait quelque chose, puisqu’il est l’une des cibles favorites de La Barbe. En cause, les 7% de femmes expertes dans C dans l’air en septembre 2011 contre 18% en moyenne dans les autres émissions selon le rapport de la commission sur l’image des femmes dans les médias. D’aucuns diront sans doute qu’il n’y a pas de femmes expertes. Un argument que balaie d’un revers de main Brigitte Grésy, inspectrice générale de l’inspection générale des affaires sociales, rapporteure de la commission sur les femmes dans les médias, comme le souligne le magazine, puisque « deux tiers des diplômés de troisième cycle sont des femmes ». Alors ? La faute aux mentalités et aux habitudes apprenons-nous en poursuivant notre lecture. Journaliste à Europe 1, Nicolas Poincaré admet ainsi que, lorsque son équipe et lui-même, cherchent quelqu’un « pour dire quelque chose d’intelligent » sur un sujet, ils cherchent « un mec » ! Les femmes apprécieront. Questionnée par Guillemette Faure sur les possibles raisons de cette omniprésence masculine, Audrey Szebesta, journaliste à BFM, avance, quant à elle, la question de la disponibilité des femmes aux heures de grande écoute que sont le matin et le soir. Les femmes à cette heure-là pensent plus à s’occuper de leur progéniture qu’à montrer leur visage et faire entendre leur voix. Rien de bien neuf en somme. En revanche, d’autres raisons sont mises en avant que je trouve plus intéressantes parce qu’elles reflètent la tendance de notre société pour ne pas dire la dérive : la visibilité ! Ceux que l’on voit ou que l’on entend le plus souvent sont ceux qui « gèrent leur visibilité ». En d’autres termes qui font du marketing avec leur propre image. Guillemette Faure souligne d’ailleurs que parmi toutes les personnes qu’elle a contactées pour les besoins de son article, celles qui lui ont demandé au préalable si elles seraient suffisamment citées sont… des hommes. Enfin, les femmes semblent plus facilement admettre qu’elles ne sont pas suffisamment expertes sur un sujet pour pouvoir en parler même si leur intervention ne dure que 20 secondes. Et Guillemette Faure de terminer : « Plutôt que de décliner une invitation au motif qu’un domaine n’est pas le sien, l’homme, lui, s’imprime les derniers articles sur le sujet et décide que le trajet en taxi lui permettra de devenir expert du sujet ».

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QG de campagne

Crédit photo Illustrez-vous / Fotolia.com

A lire dans M le magazine du Monde daté du 17 mars, un article signé Laure Mentzel sur le QG de campagne des candidats à la présidentielle ou pour le moins des candidats qui ont les moyens d’en avoir un. Laure Mentzel y évoque donc celui du « candidat président », de François Hollande, Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen et François Bayrou. Lieu par nature éphémère, le QG de campagne des candidats témoigne, selon la journaliste, d’un état d’esprit, d’une politique à venir, d’une manière de concevoir les relations au sein d’une équipe… bref, « de la stratégie de leur occupant ». C’est ainsi qu’on apprend que Nicolas Sarkozy a choisi le rez-de-chaussée d’un immeuble du quinzième arrondissement de Paris parce qu’un rez-de-chaussée est immédiatement accessible. L’idée ici est de casser cette image de président loin du peuple, reclus dans sa tour d’ivoire, entourés d’huissiers aussi rapides à lui ouvrir les portes que silencieux. Le choix de l’arrondissement n’est pas anodin. Typé « classes moyennes », il tranche avec le précédent QG que s’était choisi Nicolas Sarkozy dans le populaire Xe arrondissement de Paris en 2007 nous rappelle Laure Mentzel. Les riverains avaient d’ailleurs manifesté leur mécontentement de voir arriver, dans leur quartier, le chantre de l’économie libérale. Jean-Luc Mélenchon a opté pour un QG plus « ouvrier ». Il s’est en effet installé en banlieue dans une ancienne usine et ses équipes y travaillent dans une déco de bric et de broc, les militants ayant apporté ce dont ils ne voulaient plus chez eux. La couleur des meubles a cependant été coordonnée. Dominante rouge. Marine Le Pen, quant à elle, donne dans la modestie. Enfin… Le 8e arrondissement tout de même. Boulevard de Malesherbes. Rien sur la porte de l’immeuble n’indique cependant que son QG s’y trouve. Quelques bouquets, des drapeaux, une décoration sobre et cosy tentent d’affirmer que le Front National est un parti fréquentable. Par son choix d’implanter son QG de campagne au siège du MoDem, François Bayrou est peut-être celui qui met le plus en cohérence actes et paroles. Le siège est tout de même installé « dans un magnifique hôtel particulier aux allures d’agence de pub » souligne Laure Mentzel.  Pour finir, le QG de François Hollande… au loyer coûteux, très coûteux. 40 000 euros par mois pour 1 000 m2. Gloups ! Situé avenue de Ségur, il incarne par sa position géographique entre Assemblée nationale et quelques ministères, la présidentialisation du candidat socialiste. Va pour le symbole, François Hollande en route vers le fauteuil du président ! Cela fait tout de même cher le symbole. Pour le reste, toutes les portes sont ouvertes mais rappellent le nom de celui qu’on trouvera derrière elles, l’espace est sobrement meublé mais à la dimension d’un président.

On le voit, quel que soit le QG, tout est savamment orchestré, calculé, réfléchi. Le lieu où soi disant se construit le futur de la France voulu par le candidat qui l’occupe n’est cependant que très rarement fréquenté par ce dernier mais il est important de raconter une histoire, façon « Il était une fois ». En communication, on appelle cela le storytelling. Comme les mythes, contes et légendes ont traversé l’histoire des hommes et continuent de leur parler, en dehors de tout aspect raisonnable et véridique, la communication narrative, l’autre nom du storytelling, est le vecteur de messages plus complexes. Elle parle au cœur avant de parler à la tête, elle vise l’émotion avant la raison, l’idée étant, par ce biais, de renforcer l’adhésion du public au fond du discours. Reste à savoir lequel des candidats à la présidentielle sera le meilleur faiseur d’histoires. Une chose est sûre, c’est le contribuable qui paiera. En monnaie sonnante et trébuchante, puisque les frais de campagnes sont remboursés par les fonds publics (pour tout candidat obtenant au moins 5% des voix) et d’une autre manière si nous ne prenons pas de recul par rapport à l’histoire qui nous est contée. A vos urnes citoyens !

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Au pied du sapin

Crédit photo : Coloroftime-Istockphoto

Lu dans M, le magazine du Monde daté du 14 janvier dernier, le cadeau le plus souvent déposé au pied du sapin aux Etats-Unis cette année : une arme à feu. « Selon le FBI, plus de 1,5 million d’armes ont été vendues au mois de décembre, balayant ainsi le précédent record… du mois de novembre ! » indique le magazine. Interrogé sur cette frénésie, le porte-parole de la NRA, le lobby des armes à feu aux Etats-Unis, déclare : « les gens réalisent de plus en plus que, si ça tourne mal, ce sera entre eux et les criminels ». Sans commentaire !

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