Archives de Tag: Norvège

D’une vie à l’autre de Georg Maas

Affiche film D'une vie à l'autre de Georg Maas

Norvège, 1990. Katrine vit en parfaite harmonie avec son mari, sa fille, qui vient d’accoucher, et sa mère. Voilà vingt ans qu’elle vit ici, loin de son enfance, malheureuse. Née de la relation que sa mère, norvégienne, a eue avec un soldat allemand pendant la Seconde Guerre mondiale, elle a grandi dans un « Lebensborn », un orphelinat dans lequel les nazis plaçaient les enfants comme elle, pour créer une « race supérieure de germains nordiques ». Placée à la fin de la guerre dans une famille d’accueil en RDA, elle finira par s’échapper pour retrouver sa mère, dont elle sait qu’elle vit en Norvège.

Le fragile équilibre qu’elle a réussi à construire est cependant remis en cause lorsqu’un jeune avocat lui demande de venir témoigner devant la Cour européenne de Justice.

Adapté d’un roman allemand, D’une vie à l’autre aborde le drame vécu par des centaines d’enfants arrachés à leur mère pendant la Seconde Guerre Mondiale pour satisfaire la folie nazie d’une race pure. Il s’attarde également sur le rôle de la Stasi dans l’éducation des enfants qui n’ont pas eu la chance d’être placés de l’autre côté du mur. Et toujours cette question lancinante : vaut-il mieux taire les secrets ou les exhumer ?

Un film grave tourné dans les paysages escarpés du sud de la Norvège, autour de Bergen, et servi par des acteurs poignants, dont Liv Ullmann, égérie d’Ingmar Bergman, dans le rôle de la mère de Katrine.

À voir !

Pour visualiser la bande-annonce :

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Un territoire fragile d’Eric Fottorino

Couverture Un territoire fragile-Eric Fottorino

Que vient faire Clara Werner en Norvège, à Bergen ? Elle, dont on apprend qu’elle a vécu plusieurs années sous le soleil écrasant de la médina de Fès. Bien sûr, elle est biologiste et ses compétences intéressent fortement l’institut océanographique de Norvège. Il y a pourtant autre chose. Clara Werner fuit un passé dont elle ne veut plus rien savoir mais son corps lui n’a rien oublié et lui rappelle qu’il ne suffit pas de quitter le pays dans lequel on vit pour guérir. Dans sa souffrance et sa solitude, elle rencontre « l’accordeur ». Son métier : accorder les corps. Leur rendre vie, souplesse, les mettre, autant que possible en accord avec ceux qui les incarnent.

Une fois de plus, Eric Fottorino frappe juste, avec sensibilité, délicatesse et force. Pas un mot de trop dans ce récit qui alterne, chapitre après chapitre, les pensées de Clara Werner et celles de l’accordeur dans une Norvège glaciale.

Extrait, page 18 : « Je me souviens du corps noué de Clara Werner, au début, chaque fibre tendue à rompre. Je lui ai dit : vous devriez essayer la nage. Elle a suivi mon conseil. La nage sur le dos, avec des mouvements très lents de bras, les mains tendues vers le ciel, surtout pas les poings serrés, les mains ouvertes, les doigts déliés, en veillant aux battements réguliers des pieds, pour ne pas boire la tasse ou, pire, couler comme une pierre. […] Deux ans de ma vie, jour après jour, j’ai remodelé ce corps en rébellion. Mes mains ont repris chaque ligne, les sillons profonds, la courbe des épaules, de la nuque, l’aplat de son dos et jusqu‘à l’arc de ses lèvres, de ses sourcils, la mâture de ses jambes, ses chevilles interminables, la déclive de ses pieds. J’ai pris sa tête entre mes mains comme je l’aurais fait d’un enfant, presque surpris de ne pas rencontrer les îles flottantes du commencement, les merveilleuses fontanelles où palpite l’aube de la vie. J’ai effleuré avec la pulpe de mes doigts les raccords imparfaits de blessures anciennes et vérifié l’enseignement de mon père ; les rides du front reproduisent les lignes de l’abdomen, c’est la preuve digitale que le ventre a une âme. » Eric Fottorino.

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De Trondheim à Bodo

Court extrait d’un film de 10 heures tourné par la télévision norvégienne au fil des saisons… depuis la locomotive du train allant de Trondheim à Bodo, au-delà du cercle polaire (729 km). Cet extrait me touche particulièrement parce que c’est ce même train que j’ai pris il y a maintenant 19 ans (aïe !). Probablement l’un des plus beaux voyages que j’aie jamais fait qui m’a permis de voir ce que peu de personnes ont vu : des aurores boréales. Sublime !

Pour voir l’extrait :

Plus de choses à voir sur le site de la télévision norvégienne. Le texte est en anglais…

http://nrkbeta.no/2013/01/15/nordlandsbanen-minute-by-minute-season-by-season/

Et ici aussi : http://nrk.no/nordlandsbanen/

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Classé dans ça tourne!, Tous azimuts

Words

Il y a longtemps que je n’ai pas partagé un morceau de musique. J’ai découvert cette année Ane Brun, une chanteuse norvégienne de 36 ans, de surcroît auteur et compositeur. Sa voix est cristalline, ses chansons ont quelque chose de féérique. Je vous laisse écouter ce morceau, intitulé Words issu de l’album It all starts with one.

Vous me dites ce que vous en pensez ?

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