Archives de Tag: France Inter

Vous reprendrez bien un peu de Stax ?

Hier, France Inter a célébré les 60 ans du légendaire label Stax, concurrent de la Motown dans les années 60-70, tous deux valorisant la musique noire américaine.

En ce mardi matin tout frissonnant, je vous propose d’écouter Walk on by d’Isaac Hayes, que vous connaissez très certainement.

Et si cela ne vous suffit pas ou si vous voulez découvrir ou redécouvrir les titres produits par Stax, voici une play-list de 50 titres concoctée, en juillet dernier, par Djubaka et Jean-Baptiste Audibert, de la maison France Inter. Un vrai bonheur pour les oreilles et pour le reste du corps. Allez, c’est le moment de prendre une pause !

Walk on by, Isaac Hayes

 

Pour la play-list, c’est ici.

 

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Bella ciao

En cette journée de mobilisation contre l’inique loi Travail que beaucoup essaient de vendre aux salariés comme une avancée sans précédent propre à redonner un coup de « booster » à la France dont le redémarrage économique tarde à venir, je vous propose d’écouter Bella Ciao. Mais pas la version connue des partisans. Plutôt celle interprétée, a cappella s’il vous plaît, par l’inclassable Juliette en octobre 2016 sur les ondes de France Inter dans l’émission d’Augustin Trapenard. Il s’agit de la version des Mondine, ces ouvrières journalières italiennes qui travaillaient toute la journée dans les rizières, pieds nus, l’eau jusqu’aux genoux et le dos courbé. Bref, des conditions tout à fait idéales !

Moment de grâce sur le plateau de France Inter. Merci Juliette !

Enfin, je tiens à disposition de tous ceux (qu’ils soient pour, contre ou indifférents à cette loi) qui le demanderont le très intéressant article de Dan Israel et Manuel Jardinaud, journalistes à Mediapart, publié le 2 septembre dernier et intitulé « Loi travail : ce que le gouvernement fait aux salariés ». Qu’on ne s’y trompe pas, la loi Travail ne redonnera pas du souffle à la France sur le plan économique. En revanche, elle fragilisera un peu plus les salariés. Merci Manu ! Ne descends pas tout de suite…

 

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Mon cœur de Pauline Bureau

Mon-coeur-Pualine-Bureau

Capture d’écran du site de la compagnie La part des anges

Je vous invite à écouter ou réécouter l’émission L’heure bleue sur France Inter, produite et réalisée par Laure Adler. Elle était consacrée ce soir à la pièce de théâtre de Pauline Bureau, intitulée Mon cœur. Interprétée sur la scène du théâtre des Bouffes du Nord du 16 mars au 1er avril dernier, la pièce tourne désormais un peu partout en France et c’est heureux, tant le sujet est à la fois poignant et scandaleux.

Après Emmanuelle Bercot et son excellent film La fille de Brest (bande-annonce visible ici) cette jeune auteure et metteuse en scène s’est emparé du scandale du Mediator, médicament coupe-faim produit par les laboratoires Servier. Un médicament, qui, à ce jour, a provoqué environ 2000 morts en France. La dernière victime en date est d’ailleurs décédée ce dimanche 23 avril. A la différence d’Emmanuelle Bercot qui raconte le courage d’Irène Frachon, médecin pneumologue au centre hospitalier universitaire de Brest à l’origine de la dénonciation de ce scandale, Pauline Bureau s’est intéressée aux victimes et c’est leur regard que porte la pièce tout en interrogeant le système sanitaire en France, la faiblesse de la justice face à un arsenal surpuissant d’avocats représentant les laboratoires Servier, la compromission voire la corruption de certains responsables très haut placés invités à fermer les yeux mais également la société tout entière à travers l’injonction adressée aux femmes de rester longilignes toute leur vie durant.

Une émission vibrante d’authenticité et de courage. Par les temps qui courent, un tel cadeau ne se refuse pas.

A votre poste ! => L_heure_bleue_France_Inter

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Un été avec Victor Hugo

Un été avec Victor Hugo

Il ne vous aura pas échappé que les vacances d’été sont là ! L’occasion de changer de rythme et France Inter nous y invite avec cette formidable série diffusée chaque matin à 7h54 du lundi au vendredi. La série a commencé ce lundi 29 juin. Vous pouvez les « podcaster » à cette adresse : Un été avec Victor Hugo

Au micro et aux manettes, Guillaume Gallienne, sociétaire de la Comédie française, Laura Elmakki et Xavier Pestuggia.

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La voix de son maître, France Inter et le pouvoir politique 1963-2012 d’Augustin Scalbert

Les hommes politiques et les médias entretiennent souvent des relations sinon tendues pour le moins confuses. Les premiers sont obnubilés par le fait de contrôler leur image et partant ceux qui la façonnent. Les seconds, bien qu’attachés à leur indépendance, se laissent parfois happés par les premiers, fascinés qu’ils sont par l’exercice du pouvoir. A l’occasion de la décision de Nicolas Sarkozy de rétablir la « tutelle directe de l’Elysée sur le service public audiovisuel » en 2008, pourtant abolie depuis trente ans, Augustin Scalbert, journaliste à Rue89, a souhaité mener l’enquête sur la réelle influence du pouvoir politique sur les medias publics et notamment sur l’une des radios les plus écoutées : France Inter. Son propos ? La radio la plus populaire de France constitue-t-elle, du fait de cette tutelle directe avec l’Elysée, une nouvelle ORTF ? De 1963 à 2012, Augustin Scalbert remonte donc le fil de l’histoire. Et celle-ci est « on ne peut plus intéressante ». Fourni en exemples, ce livre donne à connaître une autre radio parfois animée par des journalistes oublieux de leur éthique, dirigée par des hommes que la proximité avec le pouvoir rend aveugles ou intéressés. S’il est, à mon sens, impossible de trancher et de répondre par oui ou par non à la question que pose Augustin Scalbert, on ressort de la lecture de La voix de son maître légèrement décontenancé, interrogatif et plus que jamais effaré et dégoûté par les agissements des hommes politiques, de droite comme de gauche. Car quand il s’agit d’exercer le pouvoir, l’obédience dont on se réclame n’a plus guère d’importance. Je regrette simplement un léger déséquilibre des différentes parties du livre, Augustin Scalbert ayant beaucoup plus développé les dernières années de la vie de France Inter et les remous qu’ont suscité les licenciements de Stéphane Guillon et Didier Porte que les années 63 à 90.

Extrait, page 65 : « Nommé en 1989 directeur de l’information de Radio France, fonction qui chapeautait à l’époque les rédactions de France Inter et de France Info (…), Ivan Levaï affirme qu’il a été recruté parce qu’il était de la bonne couleur politique. « J’étais, et je suis toujours mitterrandiste ». Levaï a appris de bonne source que l’Elysée avait été consulté. Il a eu d’excellentes relations avec Mitterrand et ses différents Premiers ministres, ce qui lui a permis de jouer les intermédiaires contre le pouvoir et Jean Maheu (P-DG de Radio France de 1989 à 1995), menacé par une grève historique de douze jours en 1990. En sept ans à son poste, Levaï dit n’avoir subi aucune pression. Et une seule intervention. « Un matin, j’étais dans mon bureau quand j’ai reçu un coup de fil de Pierre Bérégovoy ». Le Premier ministre commence ainsi leur conversation : « Je t’appelle, alors on pourrait considérer que c’est une intervention ». C’était pour lui signaler qu’en couvrant la fin d’un mouvement de grève des gardiens de prison, France Inter affirmait que seul un petit nombre des établissements pénitentiaires avaient repris le travail alors qu’il y en avait le double. « Il m’a demandé si je pouvais rectifier. J’ai trouvé que c’était élégant et normal de le faire ». Proche de Mitterrand, Ivan Levaï conserve son poste en 1993, pendant la cohabitation du président socialiste avec Edouard Balladur. Il fait ses valises après l’élection de Jacques Chirac, le 29 mars 1996. « J’ai appris récemment qui avait demandé de me virer, qui avait dressé la liste » dit-il, sans vouloir livrer de nom. » Augustin Scalbert.

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