Archives de Tag: Rome

À la romaine, la cuisine de la Dolce Vita d’Eleonora Galasso

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Vous aimez l’Italie et en particulier Rome ? Vous aimez cuisiner ? Alors vous aimerez ce magnifique livre de cuisine italienne et notamment romaine. Des recettes – du petit-déjeuner au creux de minuit – qui ne nécessitent pas des ingrédients à n’en plus finir – et pas seulement des plats de pâtes -, des photos signées David Loftus qui magnifient ces dernières ainsi que la ville éternelle et ses traditions. Chaque recette est précédée d’un texte donnant à mieux connaître la culture italienne qu’elle soit culinaire ou non. Un vrai bonheur pour les yeux, la tête et les papilles qui vous donne juste envie de partir à Rome !

Extrait, page 79 pour la recette « Fritta di spaghetti » : « À Rome, « qui n’se butta gniente » signifie « on ne jette rien ici ». Jadis, pour le déjeuner, on posait au centre de la table un énorme plat de spaghetti al sugo, en sauce, pour rassasier tout le monde. Les restes éventuels revivaient sous forme de frittata. Glissée entre deux tranches de pain, la frittata di spaghetti, quintessence de ces petits plats, constitue un excellent sandwich à pique-nique (comme les pains rosettes de la page 69) : le panino con la frittata est un classique romain depuis des décennies.

Si vous voulez en savoir un peu plus sur Eleonora Galasso et ce qu’elle fait, vous pouvez aussi consulter son blog, ici et si la recette de Frittata di spaghetti vous intéresse, écrivez-moi !

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Se retirer sur l’Aventin

Vector illustration in black and white style of a clenched fist held high in protest

N’ayant pas trouvé d’image de pâté de foie offensé ou de Plébéiens en lutte contre les Patriciens, retranchés sur la colline de l’Aventin, je vous propose cette illustration de Demianvs | Fotolia

Mais qu’est-ce que cela peut bien vouloir dire ? L’équivalent allemand, traduit de manière littérale, est fort drôle : « jouer le pâté de foie offensé » ! Je ne sais si vous avez déjà vu un pâté de foie offensé mais personnellement, je n’en ai pas encore rencontré ! Or donc, « Se retirer de l’Aventin » trouve son origine dans l’histoire de la ville de Rome et de ses sept collines. Elle signifie « renoncer à / refuser de poursuivre un débat, des négociations » et illustre l’opposition entre les Plébéiens, c’est-à-dire les petites gens dont les soldats, très endettés, qui vivaient sur la colline de l’Aventin pour beaucoup, et les Patriciens, essentiellement la noblesse. Pour combattre l’ennemi, les Patriciens avaient besoin des Plébéiens et n’hésitaient pas à faire moult promesses – tiens, cela me rappelle quelque chose… – et notamment celle d’annuler les dettes en cours, voire de rendre leur liberté à tous les Plébéiens devenus esclaves car trop endettés – Ah le 5e siècle avant J.C, c’était le bon temps ! On pouvait désigner esclaves tous ceux qui étaient trop endettés ! – pour que les Plébéiens s’engagent, corps et biens (enfin surtout corps car il restait assez peu de biens vu le niveau d’endettement !). Sauf que, c’est bien connu, les promesses… n’engagent que ceux qui les écoutent ! Les Plébéiens se trouvèrent donc fort dépourvus après avoir guerroyé contre les ennemis des Patriciens et qu’ils ne virent pas l’ombre d’une amélioration de leurs conditions. D’où leur retrait sur l’Aventin, en forme de protestation…

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Pasolini, una vita violenta

Affiche-expo-Pier-Paolo-Pasolini

À voir jusqu’au 10 août prochain à Lyon, l’exposition que la bibliothèque de la Part-Dieu consacre au cinéaste et écrivain Pier Paolo Pasolini, assassiné il y a 40 ans, sur un terrain vague à Ostia près de Rome. À travers de nombreux documents (affiches de films, photographies, journaux, livres, …), cette exposition retrace le parcours de cet homme hors normes, écorché vif, se réclamant du marxisme tout en observant le monde d’un point de vue sacré, dont l’œuvre et la vie ont souvent fait les gros titres tant elles étaient considérées – par une certaine société bien-pensante toujours prompte à donner des leçons de morale – comme scandaleuses.

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« Il n’y a pas loin du Capitole à la Roche Tarpéïenne »

Crédit photo Taras Vyshnya -Fotolia.com

Place du Capitole à Rome – Crédit photo Taras Vyshnya -Fotolia.com

Cette expression date de l’époque où Rome n’était pas encore décadente. Elle signifie qu’on peut très vite passer de la gloire à la déchéance et trouve son explication dans la topographie de la Rome antique, construite sur sept collines.

L’une d’entre elles, la plus petite, se nommait le Capitole. Située entre le Forum romain et le Champ de mars, elle était entourée de falaises sauf du côté sud-est. Le Capitole était un symbole de puissance avec ces temples construits à la gloire de Jupiter, Junon et Minerve. C’est ici qu’on honorait ceux qui avaient rendu service à Rome. En revanche, ceux, qui, pour une raison ou pour une autre, étaient condamnés à mort, étaient jetés de la Roche Tarpéïenne, celle-là même qui se trouvait à l’extrémité sud-ouest de la colline du Capitole, à courte distance, des temples. D’où l’expression.

Aujourd’hui, le Capitole incarne toujours un lieu de pouvoir puisque la mairie de Rome s’y trouve.

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En attendant la vague de Gianrico Carofiglio

Couverture En attedant la vague de ianrico Carofiglio

Un temps carabinier infiltré dans les réseaux mafieux, de l’Italie à l’Amérique du Sud, Roberto est aujourd’hui en thérapie. Sa vie passée est un traumatisme, sa vie actuelle lui échappe. C’est à ce point de sa vie qu’il rencontre Emma. Elle se rêvait actrice. Elle ne l’est pas et élève, seule, son fils après un mariage qui s’est mal terminé. Elle aussi consulte un thérapeute. Le même que Roberto. Et puis il y a Giacomo, jeune garçon de douze ans, en mal de père, qui rêve chaque nuit à Scott, un chien imaginaire, avec qui il converse, comme pour trouver son chemin.

En toile de fond, la belle, l’éclatante et l’inquiétante Rome. Presque un personnage à part entière.

Si vous êtes du genre pressé, n’essayez même pas d’ouvrir ce livre. En revanche, si vous aimez découvrir au fil des pages, lentement, patiemment, comme le surfeur attend la vague, chacun des personnages, son histoire, ses tourments, ce dont il rêve, alors je vous invite à vous installer dans un canapé confortable pour commencer la lecture de ce roman de Gianrico Carofiglio, plus connu pour ses polars que pour ses romans. Mais il se pourrait bien que cela change.

Extrait, page 78 : « Le lendemain matin, Roberto se réveilla de très bonne heure, alors que le jour ne s’était pas encore levé. Après avoir tenté en vain de se rendormir, en proie à une nervosité croissante, il s’habilla, mangea quelques biscuits, but un verre de lait et sortit en toute hâte, comme s’il avait un rendez-vous ou était en retard.

Il s’engagea dans la via Panisperna, vira dans la via Milano, atteignit rapidement la via Nazionale et contourna presque au pas de course la fontaine de la piazza Esedra. Il traversa la porta Pia et, une fois dans la via Alessandria, constata, qu’il était tout près du cabinet de son médecin, où il avait rendez-vous huit heures plus tard. Il ralentit le rythme de sa marche forcée et, au bout d’une demi-heure, pénétra dans la Villa Ada.

Près de l’entrée se trouvait une petite fontaine semblable à celle qu’il avait vue quelques jours plus tôt. Cette découverte le remplit de gaieté.

Au lieu de sentir la fatigue, il éprouvait un trop-plein d’énergie, qu’il importait de libérer et de dissiper. Après avoir descendu une légère pente herbeuse, il jeta un regard alentour. Naturellement, il n’était pas tout seul, même si le parc était à moitié désert. Peu importe, se dit-il, ici tout le monde fait du sport. Et il effectua une série de pompes » Gianrico Carofiglio.

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Le musée Maillol fait sa pub !

Depuis le 18 septembre, le musée Maillol à Paris donne à connaître la vie quotidienne des Etrusques du IXe au Ier siècle avant J.C à travers une exposition ouverte jusqu’au 9 février 2014. Huit siècles d’histoire au cœur de l’Italie avant que celle-ci ne soit dominée par Rome. J’ai aimé le film servant à présenter cette exposition : décalée, moderne, drôle ! De quoi donner envie d’aller au musée ! A vous de voir!

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To Rome with love

To Rome with love de Woody Allen

Après avoir rendu hommage à Londres (Match Point) et à Barcelone (Vicky, Cristina, Barcelona), Woody Allen s’attarde sur la ville éternelle, Rome. Rome et son Colysée, Rome et sa piazza di Spagna avec l’église de la Trinité des Monts, Rome et son forum romain. C’est donc dans cette ville magique où l’on s’émerveille à chaque coin de rue, que trois histoires se tissent. Trois histoires d’amour et de désamour, dans lesquelles le thème de la célébrité, l’aspect « M’as-tu vu ? » fait une entrée en force. Woody Allen moque cette tendance de la société fascinée par la notoriété, la TV réalité, l’attrait pour les petits faits et gestes de personnes soi-disant célèbres. Descendu par les critiques, To Rome with love est une comédie légère, sans doute par la meilleure du plus européen des Américains, mais j’ai passé un bon moment et son propos est plus sérieux qu’il n’y paraît. Et si vous connaissez Rome, vous prendrez, je pense, un réel plaisir à vous y promener une nouvelle fois sous un soleil de printemps !

Pour voir la bande-annonce :

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