Archives de Tag: Vérone

Vérone statufiée

Flânerie dans la ville par 34°C. J’ai souhaité me concentrer sur les statues qui ornent cette belle ville. Cela m’a amusée d’imaginer leur vie, juchées là, sur leur socle, tantôt écrasées par une chaleur étouffante, tantôt caressées par une douce brise, jetées au regard et aux objectifs, parfois indiscrets, de ces millions de touristes qui se succèdent tout au long de l’année, livrées à la merci des pigeons et de leur fiente, parfois même indisposées par la flèche d’une grue qui vient leur gratter la tête…. Heureusement, d’autres portent sur leur visage gracieux et juvénile le contentement du désir assouvi. Série en noir et blanc !

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Venezia !

Lorsqu’on est à Vérone, Venise est toute proche… Je suis donc allée voir Venise, sous le soleil cette fois, puisque ma première rencontre avec cette ville majestueuse a eu lieu au mois de décembre il y a cinq ans, dans un brouillard épais et un froid humide vous transperçant les os. En version estivale et particulièrement au mois d’août, je déconseille fortement Venise. Non pour la chaleur mais pour le monde qui y grouille (j’emploie le terme « grouiller » à dessein). Venise m’a fait l’effet d’un parc d’attractions gigantesque aujourd’hui. C’est pour cela qu’il faut venir à sa rencontre à un autre moment dans l’année même si c’est avec pull, écharpe, manteau et grosses chaussettes. Vous l’apprécierez à sa juste valeur et la découvrirez vraiment. Quelques clichés tout de même…

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Giulietta !

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Deux images résument pour moi cette nouvelle journée passée à Vérone. Toutes les deux sont en rapport avec la casa di Giulietta, comprenez la maison de Juliette. Celle de Roméo évidemment. Je ne l’avais pas encore vue depuis mon arrivée et je me demande d’ailleurs comment j’ai fait pour la rater tant le monde entier semble vouloir y entrer. Car c’est cela le plus saisissant. Non pas la maison de Juliette ni le balcon sous lequel Roméo lui aurait déclarer sa flamme – dont tous les guides touristiques disent clairement que « la tradition en fait le palais familial des Capulet » et que le fameux balcon, certes très joli, a été ajouté en 1935 -, mais la foule qui se masse dans la cour de la maison, dans un brouhaha permanent. Mais à quoi s’intéresse-t-elle cette foule ? Sûrement pas à ce style d’habitation gothique des XIIIe et XIVe siècle ou aux fresques de Bernadino India (1528-1590) situées au deuxième étage de la maison. Non ! A la légende bien sûr, au mythe de l’amour éternel. Et de se faire prendre en photo devant la statue de Juliette placée juste devant l’entrée. Et d’inscrire son nom sur les murs de la maison de Juliette, en y ajoutant des mots d’amour. Et d’acheter un cadenas sur lequel on prendra la précaution d’y noter dans un langage bref mais compréhensible, digne de nos 14 ans, quelque chose du genre « J + R = AE », juste avant de l’attacher au portail. Définitivement. Comme si ce geste réel d’attachement pouvait constituer le gage d’un amour éternel avec celui ou celle avec qui l’on se trouve dans ce haut lieu du tourisme.

Les hommes et les femmes de marketing ne s’y sont pas trompés d’ailleurs. Le lieu est tellement prisé – les gens veulent y croire – que les boutiques alentour regorgent de produits à l’effigie des deux tourtereaux unis jusque dans la mort. Dans la cour, il y a le Giulietta’s shop mais aussi le club Giulietta où l’on y trouve tout, y compris et surtout ce qui n’a strictement rien à voir avec la légende de Roméo et Giulietta. Un exemple ? Des tabliers de cuisine ! Mais peut-être était-elle un vrai cordon bleu !

A 6 euros l’entrée, il faut vraiment y croire !

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Déambulations véronaises

Échantillon de ma balade de 6h30 dans les rues de Vérone ce jour. J’ai été frappée par le sens de l’accueil des Véronais ainsi que par la propreté de la ville à une époque où elle voit passer pas moins de 500000 personnes, soit le double de sa population habituelle. Il me semble que la France pourrait en « prendre de la graine », tant sur le plan de l’accueil que de la propreté.

PS : le bâtiment en briques rouges que vous voyez sur ce diaporama est le Castelvecchio et le Ponte Scaligero qui enjambe l’Adige. Le Castelvecchio a abrité la famille Scaliger. Érigé à partir de 1354 par Guglielmo Bevilacqua, il accueille aujourd’hui de magnifiques sculptures et peintures du Moyen-Âge ainsi que des chefs d’oeuvre de Tintoret. Plus tard, dans le diaporama, la somptueuse église sur l’immense place se nomme San Zeno Maggiore. D’époque romane, elle est consacrée à Saint Zénon. Originaire d’Afrique, il avait la réputation d’être toujours souriant. D’ailleurs, une statue à l’intérieur de l’église le représente dans cet état :« San Zeno che ride ». C’est tout simplement beau!

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Robert Capa à Vérone

Affiche de l’exposition Robert Capa

En déambulant dans Vérone hier, je suis tombée sur une exposition consacrée depuis juin dernier à Robert Capa, sans doute le premier photographe de guerre. Elle est organisée dans le Scavi Scaligeri, sous la cour de l’ancien tribunal de Vérone, non loin de la piazza delle Erbe. A découvrir jusqu’en septembre une sélection de photographies noir et blanc illustrant la guerre civile espagnole, la Seconde Guerre mondiale, le premier conflit israélo-palestinien, la guerre d’Indochine ainsi que quelques portraits de personnages célèbres, de Pablo Picasso à Matisse en passant par Hemingway, Faulkner, Humphrey Bogart ou encore Gary Cooper. Né en 1913 à Budapest, Robert Capa est mort à 41 ans, le 25 mai 1954 en voulant prendre des soldats français en photo. S’écartant du chemin, il a sauté sur une mine antipersonnel en Indochine. John Steinbeck, ami de Capa, écrivit un jour que ce dernier savait que « l’on ne peut pas photographier la guerre car elle n’est presque qu’émotion ». Toutefois, poursuivait Steinbeck, « il parvenait à la saisir en photographiant les coulisses. Il pouvait ainsi traduire l’effroi de tout un peuple à travers le visage d’un enfant ».

PS: la photo qui sert à l’affiche de l’exposition représente un paysan italien indiquant à un soldat américain par où sont partis les Allemands.

 

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