Couleurs d’automne

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Ce matin, dans le Beaujolais. Bonheur que de se lever avec d’aussi belles couleurs !

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Campagne bourguignonne

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Entre Paris et Lyon jeudi en fin d’après-midi.

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Sur la plage de Chesil de Ian McEwan

Sur la plage de Chesil-Ian McEwan

Dans la prude Angleterre des années 60, un couple, marié depuis quelques heures seulement, se retrouve enfin seul, dans la chambre d’hôtel qu’ils ont réservée pour leur nuit de noces. Tous deux s’aiment d’un amour profond et sincère et sont à la fois impatients et anxieux à l’idée de cette nuit que chacun a déjà imaginée, fantasmée. Une nuit qui changera leur vie à jamais.

Saisissant portrait d’une époque, d’un milieu et de deux êtres terriblement mal à l’aise dans ce moment – dilaté jusqu’à l’extrême – où, selon les croyances culturelles et sociétales, chacun doit savoir tenir son rôle sans jamais avoir réellement reçu de consignes de qui que ce soit. Les yeux dans les yeux, Edward et Florence se contemplent d’abord, tentant de donner le change, chacun envahi par des pensées que Ian McEwan va restituer aux lecteurs, avec une précision et une finesse d’analyse incroyables. Jusqu’au coup de théâtre.

Beau roman sur l’incapacité de dire et d’agir qui souligne aussi, sans en faire une généralité, la conception très différente de l’acte amoureux, selon le point de vue, masculin ou féminin.

Extrait, page 94 : « Dans la chambre, les fenêtres étaient grandes ouvertes sur la même vue : la pelouse de l’hôtel, les bois et la mer. Un changement de marée ou de vent, à moins que ce ne fût le sillage d’un bateau, leur apporta le son de plusieurs vagues qui se brisèrent en rafale, giflant la grève. Puis, tout aussi vite, elles se remirent à murmurer, à rouler doucement leurs galets. Elle lui enlaça le coup. « Tu veux que je te confie un secret ? – Oui ». Elle lui prit le lobe de l’oreille entre le pouce et l’index, attira tendrement sa tête vers elle et lui souffla : « En fait, j’ai un petit peu peur. »

Ce n’était pas totalement exact, mais, malgré sa finesse, jamais elle n’aurait pu décrire l’éventail d’émotions qu’elle éprouvait : une brusque sensation de rétrécissement, une répugnance généralisée pour ce qu’elle risquait d’avoir à faire, de la honte à la perspective de le décevoir et d’être percée à jour. Elle se détestait, et elle eut l’impression que les mots qu’elle lui chuchotait sifflaient dans sa bouche comme ceux d’un traître de mélodrame. Pourtant, mieux valait avouer sa peur que son dégoût ou sa honte. Elle devait faire tout ce qui était en son pouvoir pour limiter les attentes d’Edward ». Ian McEwan.

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Petite France

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Le quartier de la Petite France à Strasbourg. Il tire son nom de l’hospice des vérolés construit à la fin du XVe siècle sur la Grande Ile. Cet hospice accueillait les soldats de retour de la campagne d’Italie, menée par Charles VIII, roi de France de 1483 à 1498, et qui en sont revenus avec la syphilis. Les Français appellent alors cette nouvelle maladie « le mal de Naples » quand les Italiens la surnomment le « mal français ».

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Loulou est enceinte

Depuis quelques années, les mini-séries diffusées sur le web ont la cote. Celle que nous propose Arte Creative en 11 épisodes de 4 à 6 minutes chacun est hilarante. Elle raconte l’histoire de Loulou.

Loulou, la trentaine libérée, déjantée, pas tout à fait encore adulte, entourée de ses trois inséparables amis, pas plus adultes qu’elle.

Loulou, donc, est enceinte. Une nouvelle à laquelle elle n’est pas du tout préparée et ses amis non plus !

Drôle, touchant et habile dans le traitement : « Être enceinte est une expérience de vie mais toutes les femmes ne le vivent pas de la même manière et ce n’est pas obligatoirement un « kiff de ouf » comme la société aime à le penser ! ».

Les acteurs sont formidables et le deuxième épisode avec François Morel et Noémie Lvovsky incarnant les parents de Loulou est tordant.

Pour voir la bande-annonce :

Le premier épisode – et les suivants – est à voir ici :

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Belle donne !

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Le massif de Belledonne au petit matin. Cadeau !

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Leur patient préféré de Violaine de Montclos

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À travers de courts récits qui se lisent comme des nouvelles, 17 psychanalystes racontent leur patient préféré, celui ou celle qui les a marqués, celui ou celle qui est venu les questionner sur leur pratique et/ou qui leur a permis de cheminer, d’avancer, et au final, de faire d’eux, peut-être, un « psy » différent. Car c’est de cela dont il est question : de cette intime relation qui se tisse entre deux êtres qui ne se connaissent pas au départ, de ce jeu de miroirs subtil qui marque autant les patients que leur psy, de cette lente « danse » dont on n’apprend les pas qu’au moment de la rencontre, chacune étant, à chaque fois, différente.

Un livre intelligent.

Extrait, page 79, Michael Larivière et Paul, Un cheval pour deux : « Lorsque Paul entre pour la première fois dans le cabinet de Michael Larivière, il a vingt-trois ans. Il a déjà fait, chez un autre thérapeute, deux années d’analyse qui ne l’ont nullement apaisé. Il va très mal. Il fut un enfant immaîtrisable, en perpétuel échec scolaire, il est désormais un jeune homme perdu, qui boit en quantités inquiétantes, se drogue, multiplie les bagarres de rue, escalade, au mépris du danger, les grues, les façades, les échafaudages de la ville. Sa vie tient à un fil, une chute, une overdose et c’en sera fini de Paul et de ses vingt-trois ans.

Michael Larivière a dix années de plus que son jeune patient. Il est d’origine américaine, a ouvert son cabinet à Strasbourg, sept ans auparavant. À l’époque, il reçoit déjà ses patients, comme il le fait encore maintenant, un grand chien couché à ses pieds. Et ce qui le frappe, à l’instant même où Paul s’assoit pour la première fois face à lui, c’est son incroyable présence. Des yeux magnifiques, un corps long, élancé, le jeune homme ne prend visiblement aucun soin de son apparence mais son charisme, sa grâce impressionnent le psychanalyste. Et d’une voix douce, Paul se met à parler. Il dit les insomnies, les beuveries, le malheur depuis si longtemps. Mais il dit aussi d’autres choses. Paul a pratiqué les arts martiaux, et a, très vite, dépassé ses professeurs. Paul a fait de la danse, et s’est montré si doué qu’on a voulu, jadis, faire de lui une étoile. » Violaine de Monclos.

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