Archives de Catégorie: Musique maestro!

extraits de musique

The system only dreams in total darkness de The National

À découvrir ce matin, le magnifique morceau The system only dreams in total darkness du groupe américain The National, issu de leur dernier album Sleep Well Beast, tout aussi magnifique. Guitares affutées, percussions bien dosées, piano et voix envoûtants. Un album intense qui fait jaillir toutes sortes d’émotions. Bref, un album qui nous renvoie à notre condition d’être humain : fort et fragile à la fois.

 

Publicités

Poster un commentaire

Classé dans Musique maestro!, Tous azimuts

Bella ciao

En cette journée de mobilisation contre l’inique loi Travail que beaucoup essaient de vendre aux salariés comme une avancée sans précédent propre à redonner un coup de « booster » à la France dont le redémarrage économique tarde à venir, je vous propose d’écouter Bella Ciao. Mais pas la version connue des partisans. Plutôt celle interprétée, a cappella s’il vous plaît, par l’inclassable Juliette en octobre 2016 sur les ondes de France Inter dans l’émission d’Augustin Trapenard. Il s’agit de la version des Mondine, ces ouvrières journalières italiennes qui travaillaient toute la journée dans les rizières, pieds nus, l’eau jusqu’aux genoux et le dos courbé. Bref, des conditions tout à fait idéales !

Moment de grâce sur le plateau de France Inter. Merci Juliette !

Enfin, je tiens à disposition de tous ceux (qu’ils soient pour, contre ou indifférents à cette loi) qui le demanderont le très intéressant article de Dan Israel et Manuel Jardinaud, journalistes à Mediapart, publié le 2 septembre dernier et intitulé « Loi travail : ce que le gouvernement fait aux salariés ». Qu’on ne s’y trompe pas, la loi Travail ne redonnera pas du souffle à la France sur le plan économique. En revanche, elle fragilisera un peu plus les salariés. Merci Manu ! Ne descends pas tout de suite…

 

2 Commentaires

Classé dans Musique maestro!, Tous azimuts

Ascenseur pour l’échafaud, Miles Davis

Je n’ai guère écouté les hommages rendus à Jeanne Moreau hier. Pas envie. C’est par la musique de Miles Davis que j’ai connu Jeanne Moreau et le film qui l’a révélée. Bien des années plus tard, je l’ai retrouvée dans le film de Luc Besson, Nikita (1990), où elle interprète, Amande, une femme d’un certain âge qui va ré-apprendre à Nikita, jouée par Anne Parillaud, l’art de la féminité. J’ai gardé en mémoire une ou deux citations de ce film qui ont spontanément rejailli hier, avec la voix si caractéristique de Jeanne Moreau, bien sûr : « Il y a deux choses qui sont sans limite, la féminité et les moyens d’en abuser » ou encore, Amande s’adressant à Nikita, lors de leur première rencontre : « Ma chère enfant pour le moment vous ne ressemblez pas à grand-chose. […] mais si nos efforts sont répétés et mutuels, et si le ciel nous est clément, nous finirons sûrement par vous donner forme humaine, étape intermédiaire et néanmoins nécessaire avant de devenir l’essentiel de l’homme : une femme ».

Pour le plaisir des oreilles et en souvenir de Jeanne Moreau :

Poster un commentaire

Classé dans Musique maestro!, Tous azimuts

A nickel and a nail de Don Bryant

À découvrir en ce vendredi soir qui fleure bon les vacances ce magnifique morceau de Don Bryant, A nickel and a nail, issu de l’album Don’t give up on love (Ne renonce pas à l’amour). De la soul du sud des États-Unis comme on les aime, mélange de gospel et de blues, rappelant tout à la fois Otis Redding et Al Green. Sorti au printemps dernier, cet album est le deuxième de la carrière musicale de Don Bryant, 75 ans depuis le mois d’avril (respect !). Le premier est sorti en 1969. Un album qu’il dédie à sa femme, la chanteuse Ann Peeble.

 Allez, arrêtez tout et laissez-vous cueillir par ce morceau à la sensualité exacerbée.

Poster un commentaire

Classé dans Musique maestro!, Tous azimuts

Ouï de Camille

site-internet-Camille

Capture d’écran du site internet de Camille

Ouï, le dernier album de Camille qui sortira le 2 juin prochain porte bien son nom, tant il est réjouissant, tant il dit « oui » à la vie !

Je l’ai découvert en live le 16 mai dernier à La Coopérative de mai à Clermont-Ferrand où la chanteuse s’est arrêtée une soirée dans le cadre de sa tournée et c’est l’ensemble de son cinquième album qu’elle a interprété, avec bien sûr quelques incontournables dont le drôle et pétillant Paris.

Assister à un concert, que dis-je un spectacle, de Camille, c’est l’assurance de sortir joyeux, comblé, touché, émerveillé par tant de grâce et de créativité ! Et pourtant, peu d’effets de lumière sur scène, pas de cuivre, juste deux claviers et des percussions, trois musiciens, trois danseuses et Camille drapée dans une toge bleue dont elle se servira tout au long du spectacle de différentes manières. Et à la fin, les yeux mouillés, éreinté et heureux de tant de générosité, c’est l’envie de lui dire « merci ! » qui prédomine.

Je vous propose d’écouter l’une des chansons actuellement disponible sur le net, avant la sortie de l’album le 2 juin. Elle s’intitule Fontaine de lait. Beau, doux et sensuel.

et puis encore Seeds, extraordinaire en début de rappel, hymne à la vie, après le poignant Fille à papa, écrit pour son père récemment disparu.

Camille viendra à coup sûr enflammer le théâtre de Fourvière à Lyon le 20 juillet prochain. Pour découvrir toutes les dates, c’est par ici.

Poster un commentaire

Classé dans Musique maestro!, Tous azimuts

Rouge pop !

A lire son nom, on serait prêt à sortir le drapeau français et les autres attributs du chauvinisme. N’allons cependant pas trop vite. Thomas Azier est hollandais. Qu’importe ! Aujourd’hui 12 mai sort le deuxième album, intitulé Rouge, de ce jeune homme a la voix étonnante, à mi-chemin entre « Kanye West et Klaus Nomi » comme l’ont écrit Les Inrockuptibles en janvier dernier. Un album terriblement pop, avec un souffle incroyable et une énergie tellurique.

Je vous propose d’écouter deux morceaux : Gold et Winners

 

Poster un commentaire

Classé dans Musique maestro!, Tous azimuts

Je te supplie d’Alex Beaupain

Sorti il y a un peu plus d’un an, le sixième album d’Alex Beaupain, intitulé Loin, évolue entre des amours à la peine et le constat mélancolique et douloureux du temps qui passe, du vide abyssal qu’ont laissé derrière eux et devant nous ceux qui nous ont quittés. Trop tôt, trop vite.

Un album subtil, délicat, tout en retenue, dont les mélodies, si l’on ne prêtait pas attention aux textes, pourraient nous faire penser que c’est un album joyeux. Sans doute une manière de se protéger, d’amortir la peine, d’offrir à ses maux et ses mots une aire de réconfort pour mieux préserver la pulsion de vie.

Je vous propose d’écouter Je te supplie composée par Julien Clerc – très identifiable. Dans cette chanson, Alex Beaupain évoque son amoureuse, partie trop tôt et dont il a dit, dans une interview à L’Obs en mars 2016 : « elle est morte alors que je l’aimais toujours, je resterai donc amoureux d’elle toute ma vie. »

 

Ce matin par habitude / J’ai mis le couvert pour deux / Mon chemin de solitude / S’allonge chaque jour un peu / Je me couche en diagonale / Pour occuper entièrement / Nos draps froids comme une dalle / Nos draps trop grands à présent / Je te supplie / De m’adresser d’après la vie / Un signe que je te manque aussi /

Je te supplie / De me répondre même si / Personne ne répond d’ici / Personne ne répond d’ici /

La pluie tombe tout l’automne / Le soleil brille l’été / Ces banalités m’étonnent / Que tout puisse continuer / Et que le temps se déroule / Long ruban de jours et d’heures / Fleuve indifférent qui coule / Dans le lit de nos douleurs / Je te supplie / De m’adresser d’après la vie / Un signe que je te manque aussi /

Je te supplie / De me répondre même si / Personne ne répond d’ici / Personne ne répond d’ici /

Au détour d’un carrefour / Où nous vivions autrefois / J’ai voulu devenir sourd / Car quelqu’un riait comme toi / Il ne faut pas m’en vouloir / Je l’avais presque oublié / Ce grelot, ce tintamarre / Qui dans tes rires tintait /

Je te supplie / De m’adresser d’après la vie / Un signe que je te manque aussi / Je te supplie / De me répondre même si / Personne ne répond d’ici / Personne ne répond d’ici.

2 Commentaires

Classé dans Musique maestro!, Tous azimuts