Archives de Catégorie: Lu dans la presse

Mon cœur de Pauline Bureau

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Capture d’écran du site de la compagnie La part des anges

Je vous invite à écouter ou réécouter l’émission L’heure bleue sur France Inter, produite et réalisée par Laure Adler. Elle était consacrée ce soir à la pièce de théâtre de Pauline Bureau, intitulée Mon cœur. Interprétée sur la scène du théâtre des Bouffes du Nord du 16 mars au 1er avril dernier, la pièce tourne désormais un peu partout en France et c’est heureux, tant le sujet est à la fois poignant et scandaleux.

Après Emmanuelle Bercot et son excellent film La fille de Brest (bande-annonce visible ici) cette jeune auteure et metteuse en scène s’est emparé du scandale du Mediator, médicament coupe-faim produit par les laboratoires Servier. Un médicament, qui, à ce jour, a provoqué environ 2000 morts en France. La dernière victime en date est d’ailleurs décédée ce dimanche 23 avril. A la différence d’Emmanuelle Bercot qui raconte le courage d’Irène Frachon, médecin pneumologue au centre hospitalier universitaire de Brest à l’origine de la dénonciation de ce scandale, Pauline Bureau s’est intéressée aux victimes et c’est leur regard que porte la pièce tout en interrogeant le système sanitaire en France, la faiblesse de la justice face à un arsenal surpuissant d’avocats représentant les laboratoires Servier, la compromission voire la corruption de certains responsables très haut placés invités à fermer les yeux mais également la société tout entière à travers l’injonction adressée aux femmes de rester longilignes toute leur vie durant.

Une émission vibrante d’authenticité et de courage. Par les temps qui courent, un tel cadeau ne se refuse pas.

A votre poste ! => L_heure_bleue_France_Inter

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America

Magazine-America

4 numéros par an pendant 4 ans. C’est ce que nous proposent Eric Fottorino, fondateur du journal Le 1 et François Busnel, journaliste, critique littéraire, producteur et animateur de l’émission La Grande Librairie avec le magazine America. A chaque fois, 192 pages d’enquêtes, de reportages et d’entretiens écrites par des auteurs américains et français pour découvrir, analyser, mieux comprendre l’Amérique de Donald Trump.

C’est dès maintenant en kiosque et en librairie à 19€ le numéro.

Et pour accompagner ce billet, je vous propose d’écouter l’un des magnifiques morceaux du groupe de folk rock américano-britannique des années 70, America, I need you, issu de l’album America sorti en 1971. Une pépite !

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« Manterrupting »

cool grandma stands for her right

Crédit photo : Fotolia | Giorgiomtb

Derrière ce néologisme anglais, contraction du mot « man » (homme) et « interrupting » (action d’interrompre quelqu’un), se cache une habitude très masculine… Le fait d’interrompre les femmes lorsqu’elles prennent la parole. Constat basé sur une observation par-ci par-là et mu par une rage féministe précisément le 8 mars déclaré journée internationale des droits des femmes ? Point du tout.

Une série d’études – dont la première remonte à 1975 et a été menée sur le campus de l’université de Santa Barbara en Californie – montre en fait que le « manterrupting » « est une règle qui gouverne tous les échanges entre hommes et femmes, qu’ils aient lieu dans les bureaux, les cafés, les écoles ou les familles » écrit la très rigoureuse Anne Chemin, dans le supplément Idées du journal Le Monde daté du 4 mars dernier.

Un exemple facile à vérifier ? Lors du troisième débat télévisé des primaires de la droite et du centre, Nathalie Kosciusko-Morizet, loin d’être une novice en politique, a été interrompue pas moins de 27 fois contre 9 pour Alain Juppé, 10 pour Jean-François Copé, 11 pour Jean-Frédéric Poisson, 11 pour Bruno Le Maire et 12 pour François Fillon et Nicolas Sarkozy.

Une tendance qui ne s’exprimerait que dans le milieu politique ? Là encore, pas du tout ! En 2015, deux chercheurs américains, Adrienne B. Hancock et Benjamin A. Rubin, ont analysé 80 conversations entre 40 participants – 20 femmes et 20 hommes. Les sujets de conversation sont volontairement « neutres » c’est-à-dire choisis pour éviter d’emblée un « étiquetage féminin ou masculin ». Résultats publiés dans le Journal of Language and Social Psychology : au cours d’une conversation de trois minutes, les femmes interrompent les hommes une fois contre 2,6 fois pour les hommes. Même constat dans les entreprises. Les résultats – publiés en 2012 – de l’étude réalisée par l’experte en psychologie sociale américaine, Victoria L. Brescoll, qui consistait à demander à 156 personnes de noter sur une échelle de 1 à 7 la compétence, l’efficacité, l’avenir professionnel et l’aptitude au leadership de deux types de manageurs, sont édifiants. D’un côté les manageurs qui « parlent beaucoup, se mettent en avant et font volontiers état de leurs opinions personnelles ». De l’autre, ceux qui sont « discrets et s’expriment peu en réunion ». Les hommes de cette deuxième catégorie ont été jugés comme peu aptes à diriger. En revanche, ceux du premier type ont obtenu de très bonnes notes. Sans doute logique ! Oui mais non ! Car lorsque ce sont des femmes qui s’expriment beaucoup, y compris leurs opinions personnelles, elles obtiennent de très mauvaises notes alors que celles qui se montrent plus discrètes réalisent de bons scores !

Bref, la lutte pour l’égalité des droits entre les hommes et les femmes n’est pas terminée. Article disponible sur demande en passant par ce blog !

Et en bonus, je vous invite à consulter le très intéressant site Les Glorieuses et à acheter ou consulter le magazine Le 1 du jour intitulé « Sexisme feu sur les clichés ».

Et n’oubliez pas chères femmes du monde, aujourd’hui, votre journée se termine à 15h40 car vu la différence de salaire qui existe encore à poste égal, entre les hommes et les femmes, après 15h40, vous travaillez gratos !

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Où l’on se préoccupe enfin des règles orthographiques et typographiques !

Historical letterpress types, also called as lead letters. These kind of letters were used in Gutenberg presses. These letters were the beginning of typography. And were used in typesetting

Crédit photo : Fotolia | Spr

Coup de chapeau au site Cap Com cette semaine, le réseau de la communication publique et territoriale, qui rappelle quelques règles orthographiques et typographiques en matière de nom de communes. En effet, selon l’association des maires de France, 35% des noms des communes nouvelles parus à ce jour dans le Journal officiel ne sont pas conformes aux règles orthographiques et typographiques en vigueur : abus des majuscules, traits d’union manquants, fautes d’orthographe ! Autant d’erreurs qui posent des problèmes d’identification des communes, de doublons, de contresens historiques et/ou géographiques et de traitement informatique. Or, pour corriger les erreurs en question, cela nécessite un décret du Conseil d’État après avis de la commission consultative pour la révision du nom des communes… Allez, épargnons le Conseil d’État, il a bien d’autres choses à faire !

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Qui contrôle les médias ?

qui-controle-les-medias

C’est la question que pose l’hebdomadaire Le 1 sorti ce 23 novembre. Encore une fois un excellent numéro qui brosse un portrait édifiant de la presse de 2016 aux mains de ceux qui ont de l’argent et le pouvoir qui va avec.

Avec les regards éclairés et sans concession de Julia Cagé, économiste, Michel Onfray, philosophe, Denis Jeambar, ex-directeur de L’Express, Philippe Kieffer, journaliste et producteur, Aude Lancelin, journaliste, Patrick Eveno, historien et bien sûr les chroniques d’Eric Fottorino, Robert Solé et Laurent Greilsamer. En kiosque jusqu’à mercredi prochain !

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L’empathie se développe en lisant

Bcher und Herz

Crédit photo : Fotolia | Jenny Sturm

C’est le bilan des études réalisées sur l’influence de la fiction sur notre capacité à comprendre les autres, publié hier dans la revue Trends in Cognitive Sciences. Son auteur, Keith Oatley, professeur de psychologie appliquée à l’université de Toronto le résume ainsi au journal Le Monde daté du 20 juillet 2016 : « La fiction accroît notre expérience sociale et nous aide à la comprendre ». Selon le professeur, c’est à la fois « l’histoire racontée – et la manière dont elle est racontée sur le plan littéraire – mais aussi les processus d’inférence que nous activons pour comprendre les personnages de roman et notre implication émotionnelle qui développerait notre empathie ». En conclusion, cet été, lisez, lisez, lisez !

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#UnNomPourDireNon

#UnNomPourDire-Non

Depuis le 14 juin, la précarité sociale figure parmi les vingt-et-un critères de discrimination au même titre que le sexe, l’origine, l’apparence physique, l’âge, l’appartenance à un syndicat… C’est dans ce contexte que l’association ATD Quart Monde a lancé une consultation sur les réseaux sociaux afin de permettre à ceux qui le souhaitent de voter pour le mot qui désignera la peur et le rejet des plus pauvres car il n’en existe pas aujourd’hui. Voici la liste : « classisme », « paupérophobie », « pauvrophobie », « pauvrisme », « ptochophobie » et misérophobie ». A vous de voter ! UnNomPourDireNon

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