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Jour de pêche

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29 août 2017 · 10 h 59 min

Se croire sorti de la cuisse de Jupiter

Ça ne vous aura pas échappé : le prénom Jupiter est revenu à la mode ! Et je prendrais bien le pari que dans neuf mois, les services d’état-civil constateront une recrudescence de petits Jupiter…Pas sûr que cela favorise la croissance économique de la France et la baisse du chômage. Mais bon, passons.

Jupiter donc. Jupiter et sa cuisse ! Mais qu’a-t-elle donc ? En fait, Jupiter, dieu romain, qui n’est autre que Zeus dans la mythologie grecque, aime à « glisser l’accordéon dans le valseur » (si je puis me permettre cette expression argotique !) et si possible avec des humains. Oui des humains ! Je vous rappelle que Jupiter-Zeus est un dieu donc pas un humain. De son accouplement avec Sémélé, l’une des filles du fondateur de Thèbes, naît Dionysos. Enfin, pas tout à fait encore, puisque la femme de Zeus, Hera, folle de jalousie, va voir Sémélé et lui soutient que Zeus n’est, en réalité, pas un dieu mais un horrible monstre. La pécheresse, étant enceinte, s’en inquiète et demande très vite à Zeus de se montrer dans sa nudité (à l’époque il ne devait pas y avoir de lumière, il est donc tout à fait probable que Zeus ait « ébouriffé le chignon » de madame dans le noir !), histoire de vérifier à qui elle a ou a eu à faire ! Sûr de sa toute puissance, Zeus s’exécute, faisant alors jaillir tout autour de lui une myriade d’éclairs que Sémélé ne peut supporter. Tant et si bien qu’elle finit par brûler vive. Heureusement Zeus réussit à extirper l’enfant en gestation dans le ventre de sa mère et ne sachant où le mettre, le place … dans sa cuisse ! Et c’est ainsi que naquit quelques mois plus tard Dionysos de la cuisse de Zeus-Jupiter !

Avec un tel passif, on comprend mieux pourquoi ceux qui se croient sortis de la cuisse de Jupiter manquent totalement d’humilité. Non, c’est vrai, quoi ! Un peu de compassion dans ce monde de brutes !

Pour le plaisir, la bande-annonce du film de Philippe de Broca, On a volé la cuisse de Jupiter, avec Philippe Noiret et Annie Girardot, 1978, tant de souvenirs !

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Ascenseur pour l’échafaud, Miles Davis

Je n’ai guère écouté les hommages rendus à Jeanne Moreau hier. Pas envie. C’est par la musique de Miles Davis que j’ai connu Jeanne Moreau et le film qui l’a révélée. Bien des années plus tard, je l’ai retrouvée dans le film de Luc Besson, Nikita (1990), où elle interprète, Amande, une femme d’un certain âge qui va ré-apprendre à Nikita, jouée par Anne Parillaud, l’art de la féminité. J’ai gardé en mémoire une ou deux citations de ce film qui ont spontanément rejailli hier, avec la voix si caractéristique de Jeanne Moreau, bien sûr : « Il y a deux choses qui sont sans limite, la féminité et les moyens d’en abuser » ou encore, Amande s’adressant à Nikita, lors de leur première rencontre : « Ma chère enfant pour le moment vous ne ressemblez pas à grand-chose. […] mais si nos efforts sont répétés et mutuels, et si le ciel nous est clément, nous finirons sûrement par vous donner forme humaine, étape intermédiaire et néanmoins nécessaire avant de devenir l’essentiel de l’homme : une femme ».

Pour le plaisir des oreilles et en souvenir de Jeanne Moreau :

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