« Se faire poissonnier la veille de Pâques »

Cette métaphore était présente dès la fin du XVIIe siècle. Elle signifie « faire les choses à contretemps ». Elle est en lien avec la religion catholique et la célébration de Pâques qui marque la fin d’un jeûne de 40 jours, le Carême, durant lequel la consommation de viande était interdite. Le poisson, en revanche, était autorisé et sa consommation remplissait les poches des poissonniers. Ainsi, celui qui se faisait poissonnier la veille de Pâques passait pour un sacré benêt au moment où les croyants allaient fêter la fin du Carême en mangeant… de l’agneau ! On trouve des expressions équivalentes en Allemagne avec « Porter de l’eau au Rhin », aux Pays-Bas avec « Assécher le puits lorsque le veau s’y est déjà noyé » ou encore aux États-Unis avec l’expression « Verrouiller la porte de la grange après que le cheval a été volé ». Les Belges, quant à eux, parlent de « moutarde après le repas ».

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Une réponse à “« Se faire poissonnier la veille de Pâques »

  1. avec la kawa littéraire, je m’instruit,

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