Nebraska d’Alexander Payne

Affiche Nebraska Alexander PayneSeptuagénaire lunaire et abusant quelque peu de la bière, Woody Grant a reçu une publicité lui annonçant qu’il est l’heureux gagnant d’un million de dollars. Il décide alors de faire la route de Billings dans le Montana, où il habite, à Lincoln dans le Nebraska pour percevoir son chèque. Soit quelque 1500 kilomètres. Comme il ne peut plus conduire et que sa femme refuse de l’emmener, il part à pied. Son cadet, David, le rattrape à quelques encablures de sa maison et tente de le dissuader. Rien n’y fait. David décide alors d’emmener son père dans le Nebraska.

C’est un road-movie en noir et blanc que nous offre Alexander Payne. Un fils découvre son père, tout au long d’un trajet dont les paysages sont le plus souvent désertiques et grâce à une halte à Hawthorne, berceau de la famille paternelle, petite bourgade isolée qui semble figée dans le passé.

J’ai aimé ce film sensible qui s’attarde sur les relations père-fils, sur le dit et le non-dit, sur le brouhaha qu’il s’agit de créer pour éviter de parler de ce qui a été, sur l’identité de chacun d’entre nous, somme des aïeux qui nous ont précédés mais aussi réceptacle des joies et des peines de ceux qui nous ont donné la vie. Un film à la fois drôle et mélancolique, au rythme lent – à l’image du temps qu’il faut pour découvrir, comprendre et accepter – tout en subtilité.

Pour voir la bande-annonce, c’est par là :

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