Les dieux voyagent toujours incognito de Laurent Gounelle

Couverture Les deixu voyagent toujours incognito de Laurent GounelleAprès L’homme qui voulait être heureux, Laurent Gounelle réitère avec ce livre qui aurait aussi pu s’intituler « Un Américain à Paris ». La comparaison s’arrête là. C’est l’histoire d’un jeune homme de 24 ans qui quitte l’Amérique, son pays de naissance, pour la France, celui de sa mère, récemment disparue. A la suite d’une rupture amoureuse, mal dans sa peau, il décide d’en finir, lui qui, finalement, n’a jamais vraiment eu de chance dans la vie. C’est ici que le premier chapitre démarre, sur l’une des poutrelles de la tour Eiffel, lieu de sa mise à mort. Le grand saut n’aura pas lieu … Dès lors, une autre vie commence pour Alan Greenmor, un combat contre lui-même pour restaurer une confiance perdue et enfin accepter sa propre personne, zones d’ombre incluses.

Si vous aimez la littérature, évitez absolument ce livre. Il est riche en poncifs. Mais là n’est sans doute pas le propos de Laurent Gounelle et force est de constater qu’on ne peut s’empêcher de tourner les pages de ce livre de près de 500 pages. Peut-être parce que l’identification au personnage central de cette histoire, parfois « alambiquée », est aisée. Laurent Gounelle ne fait rien d’autre que de parler de chacun d’entre nous. Nous avec nos peurs d’enfant, nos failles, nos rêves, nos espoirs, nos déceptions et nos colères. Comme il l’a fait dans L’homme qui voulait être heureux, Laurent Gounelle distille ses principes psycho philosophiques au fil des pages. Que nous dit-il in fine ? Que la solution est en nous, que le changement est possible. En ce début d’été, voilà un livre plaisant qui se lit sans difficultés et qui pourra même vous faire rire par endroit.

Extrait, page 11 : « La nuit douce et tiède m’enveloppait. Elle me prenait dans ses bras, me portait. Je sentais mon corps se dissiper en elle. J’avais déjà le sentiment de flotter dans les airs.

Encore un pas…

Je n’avais pas peur. Du tout. La peur m’était étrangère, et si son nom me venait à l’esprit, c’était juste parce que j’avais craint son apparition au point qu’elle avait hanté mes pensées ces derniers jours. Je ne voulais pas qu’elle surgisse et me retienne, qu’elle gâche tout…

Un petit pas…

J’avais imaginé entendre la clameur de la ville, et j’étais surpris par le calme. Pas le silence, non, le calme. Tous les sons qui me parvenaient étaient doux, lointains, et ils me berçaient tandis que mes yeux se perdaient dans les lueurs de la nuit.

Un pas de plus…

J’avançais lentement, très lentement, sur la poutrelle d’acier que cet éclairage si particulier avait transformé en or sombre. Cette nuit, la tour Eiffel et moi ne faisions qu’un. Je marchais sur l’or, en respirant très doucement un air tiède et humide d’une saveur étrange, attirante, enivrante. Sous mes pieds, cent vingt-trois mètres plus bas, Paris, allongée, se donnait à moi. Ses lumières scintillantes étaient autant de clins d’œil, d’appels. Patiente, se sachant irrésistible, elle attendait que mon sang vienne la féconder.

Encore un pas… » Laurent Gounelle.

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