Remède mortel d’Harlan Coben

Couv Remède mortel Harlan CobenSorti aux États-Unis en 1991, cet énième polar d’Harlan Coben n’a été publié en France qu’en 2011. L’attente, si attente il y a eu, en « vaut la chandelle » tant cette intrigue est passionnante. L’histoire se passe dans les années 80 à New York au début de l’épidémie de sida. Le docteur Harvey Riker et son associé Bruce Grey pensent avoir trouvé un vaccin contre ce fléau naissant. Il semblerait cependant que leurs recherches gênent un certain nombre de personnes influentes dans la sphère politique et sociale. Au point de tuer.

Comme à chaque fois que je lis un livre d’Harlan Coben, je suis littéralement happée par l’univers qu’il décrit, par ses personnages et l’histoire dans laquelle il emmène ses lecteurs. Avec brio toujours et jusqu’à un dénouement qu’on ne devine qu’à la toute fin, après avoir échafaudé mille possibilités, envisagé x coupables et autant de mobiles. Les polars d’Harlan Coben sont écrits pour être adaptés au grand écran tant cet auteur prolifique sait susciter des images, des films, devrais-je dire, dans la tête de ses lecteurs. Et me voilà courant dans les couloirs du centre de recherches en même temps que l’un des personnages principaux, chuchotant pour ne pas attirer l’attention, me retenant de ne pas crier alors même qu’un nouveau drame intervient… L’ennui, c’est qu’il est presque impossible de lâcher ce genre de livres. C’est ainsi que je l’ai terminé à 1h00 du matin et que j’ai eu du mal à trouver le sommeil peu après, « bluffée » que j’étais par la chute ! Cette nuit-là, mes rêves ont été peuplés de courses effrénées pour fuir l’assassin… Et le réveil a sonné à 6h00.

Extrait, page 11 : « Le docteur Bruce Grey se força à ralentir l’allure. Il résista à la tentation de traverser en courant le terminal des arrivées de l’aéroport Kennedy et de sortir dans l’air humide de la nuit. Son regard filait de tous côtés. Tous les quelques mètres, il faisait semblant de masser son cou raide pour jeter un coup d’œil par-dessus son épaule et vérifier qu’il n’était pas suivi. ça suffit, Bruce ! se dit-il. Arrête de jouer au James Bond de pacotille. Bon sang, tu trembles comme si tu avais la malaria. Bravo pour la discrétion !

Il passa près du carrousel à bagages et salua la petite mamie qui avait été assise à côté de lui dans l’avion. La vieille dame n’avait pas cessé de parler pendant toute la durée du vol – de sa famille, de sa passion des voyages, de son dernier séjour à l’étranger. Bruce avait fini par fermer les yeux pour avoir la paix. Quant à réussir à dormir, c’était une autre histoire. Le sommeil allait lui faire défaut pendant longtemps. » Harlan Coben.

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