Archives mensuelles : janvier 2013

Deux par deux

Poivre et sel-

« Deux par deux »… c’était le thème proposé ce mois par Libération.fr sur son blog photos. Une façon de faire écho au débat qui anime la France depuis plusieurs mois déjà sur le mariage pour tous. Une image, sans doute saugrenue, s’est imposée à moi le jour où j’ai découvert le thème. J’ai tenté ma chance et ai opté pour un traitement noir et blanc parce qu’il a quelque chose de romanesque. Ma photo n’a pas été publiée mais qu’importe, j’ai pris du plaisir à la composer et à « mitrailler » ces deux objets du quotidien, inséparables sur une table, dont le contenu émoustille nos papilles.

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De Trondheim à Bodo

Court extrait d’un film de 10 heures tourné par la télévision norvégienne au fil des saisons… depuis la locomotive du train allant de Trondheim à Bodo, au-delà du cercle polaire (729 km). Cet extrait me touche particulièrement parce que c’est ce même train que j’ai pris il y a maintenant 19 ans (aïe !). Probablement l’un des plus beaux voyages que j’aie jamais fait qui m’a permis de voir ce que peu de personnes ont vu : des aurores boréales. Sublime !

Pour voir l’extrait :

Plus de choses à voir sur le site de la télévision norvégienne. Le texte est en anglais…

http://nrkbeta.no/2013/01/15/nordlandsbanen-minute-by-minute-season-by-season/

Et ici aussi : http://nrk.no/nordlandsbanen/

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La roue tourne

Grande roue-72dpi-2

19h30 -jeudi 24 janvier 2013 – Place Bellecour

J’ai pris cette photo jeudi dernier en début de soirée. Sortant du métro place Bellecour à Lyon, je ne m’attendais pas à voir cette grande roue, imposante et lumineuse. J’ai donc fait quelques clichés en la prenant d’abord de profil. Puis, j’ai vu ces deux personnes qui attendaient devant le stand de « churros ». Elles me sont soudain apparues très petites. Aussi petites que la roue est gigantesque, aussi « noires » que la roue est lumineuse. Ces contrastes m’ont semblé intéressants.

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Le Louvre en solitaire

Capture d'écran du film de Florent Igla "Path of beauty"

Capture d’écran du film de Florent Igla « Path of beauty »

C’est ce que nous propose cette vidéo d’un peu plus de 2 minutes signée Florent Igla. Mise à part la jeune femme que la caméra suit, il n’y a strictement personne dans le musée du Louvre. Une aubaine pour découvrir ou redécouvrir cet endroit magique et rouler les mêmes yeux ébahis que cette visiteuse. Une balade entre rêve et réalité, extirpée du chaos ambiant, émerveillement de tous les instants. Une ode à la beauté et à la poésie. Beau programme pour un dimanche soir !

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Mot-dièse

Crédit photo : Thomas Pajot - Fotolia.com

Crédit photo : Thomas Pajot – Fotolia.com

La loi Toubon qui, depuis 1994, interdit les anglicismes aux documents administratifs publics, a encore frappé. « Mot-dièse » est désormais la traduction officielle du mot « hashtag » très utilisé sur le réseau social Twitter. Celui-ci désigne un mot-clé et est précédé du signe dièse (#). Le célèbre réseau ne permettant pas de s’exprimer en plus de 140 signes à chaque tweet, le « hashtag » (pardon, le « mot-dièse ») permet le plus souvent de rappeler le sujet de la conversation.

Si je suis « pour » le fait de limiter les anglicismes lorsqu’on s’exprime en français – notre langue est tellement riche qu’elle n’en a pas vraiment besoin selon moi -, le travail de la commission spécialisée en terminologie et en néologie de l’informatique, m’apparaît parfois bien vain, voire inutile.

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« Tuer un âne à coups de figues »

Crédit photo : Nikitos77 - Fotolia.com

Crédit photo : Nikitos77 – Fotolia.com

Cela ne vous étonnera sans doute pas, cette expression très imagée est originaire du sud de la France, pour les figues en nombre qu’on y trouve (cela dit, on en trouve aussi dans le nord… Comprenons-nous bien, au-dessus de Valence !). Les figues étant des fruits mous (contrairement aux coings), arriver à tuer un âne en lui jetant des figues relève de la gageure. D’où la signification de cette expression : « s’attaquer à quelque chose qui va prendre du temps, beaucoup de temps ». C’est un peu comme « vider la mer à la petite cuillère ». Quoi qu’il en soit, abandonnez cette idée pour le moment, ce n’est plus la saison ! Bon week-end !

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Le dit et le non-dit

Crédit photo: Delphimages - Fotolia.com

Crédit photo: Delphimages – Fotolia.com

J’ai beaucoup aimé ce texte écrit par le journaliste Yves Blanc sur les deux dimensions de l’écoute, le dit et le non-dit, extrait de son livre L’Ecoute.

« Au commencement était le Verbe’’ dit‑on. Les mots offrent de nombreux avantages. L’un d’eux est de pouvoir « nommer » les choses ou de les rendre intelligibles. Mais lorsqu’on parle d’écoute, est‑ce si sûr ? Et si c’était : « au début était le non‑verbal ». Voyons cela de plus près. La première formule résume à elle seule le pouvoir des mots et l’importance que nous leur accordons pour saisir le « sens » d’un discours. Le plus souvent nous nous polarisons tellement sur les mots que nous laissons passer les occasions d’écouter, non ce que dit l’autre mais ce qu’il ressent. Pourtant, c’est dans le non‑dit que se cache l’essentiel ou du moins ce qui va nous permettre de vraiment comprendre ce que veut dire notre interlocuteur. Dans certaines situations une mimique vaut bien un long discours et nous confirme dans l’idée que l’autre ne nous dit pas ce qu’il pense.

Un exercice courant en stage de communication consiste à demander à chaque participant d’estimer l’impact des mots, de la voix et des gestes d’une communication. Pratiquement tout le monde, sans la moindre hésitation, considère que ce sont les mots qui ont le plus de poids dans la bonne compréhension d’un message. Or, si l’on en croit de nombreuses expériences le rôle du non‑verbal prime sur celui du contenu du discours. Certains chercheurs estiment que, à qualité de discours égale, l’impact d’une communication est dû pour 10 % aux mots, 40 % à la voix, 50 % aux gestes, mimiques, regards, postures. Il faut bien sûr se méfier de telles statistiques.

Ce ne sont que des expériences. Mais force est de reconnaître que c’est troublant : « au commencement de l’écoute était le non‑verbal ». En définitive, cela nous conforte dans l’idée qu’écouter l’autre, c’est se concentrer autant sur la forme que sur le fond. Les professionnels de l’évaluation ne s’y trompent pas : ils mettent en balance ce qu’ils « voient » et ce qu’ils « entendent » pour vérifier l’authenticité ou la cohérence d’un discours. Un brusque changement de ton, un mouvement de recul, une légère tension dans le visage, autant de signes qui nous alertent, consciemment ou non, sur la « vie intérieure » de l’autre. Il suffit d’être concentré, tous les « sens » en éveil sans chercher à rationaliser, et de se laisser porter par son ressenti.

En fait, cela revient à percevoir avant d’entendre. C’est incroyable tout ce que l’on peut « voir » dès qu’on s’en donne la peine. Ce ne sont pas les signes qui manquent : apparence physique, sourires, yeux, regards, intensité de la voix, débit, tonalité, postures. L’enjeu n’est pas de « juger » ou de cataloguer l’autre dans un stéréotype, mais plutôt de suivre son instinct pour trouver la clef qui nous permettra de pénétrer dans l’univers de l’autre. Observer, c’est réapprendre à écouter avec ses yeux. L’oeil écoute » Yves Blanc.

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