Archives mensuelles : novembre 2012

De San Francisco à New York

A découvrir sur le site de partage de vidéos Viméo, le roadtrip du designer et photographe Mike Matas. Un voyage de 15 jours de San Francisco à New York de 4800 km… 5 000 photos prises avec un Canon 5D Mark II. Si le rythme de diffusion des images est un peu rapide à mon goût, ce film retranscrit bien, me semble-t-il, la variété des paysages américains.

Les images favorites de Mike Matas sont visibles sur son profil Facebook : https://www.facebook.com/media/set/?set=a.10151319032349357.492616.500729356&type=1

D’autres choses à voir également sur le site www.mikematas.com

 

 

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Milarépa

Crédit photo : Lilya – Fotolia.com

 

J’ai découvert ce texte de Milarépa hier. Je le trouve plein de sagesse. Et vous?

« Fleur turquoise

Inondation de la vallée

Abondance de soie

Un joyau de valeur

Un croissant de lune

Et le fils aimé

Sont des comparaisons.

Jamais personne auparavant n’a chanté des mots aussi détachés

Personne n’a pu comprendre leur signification sans écouter toute la chanson.

La peinture dorée se décolore lorsqu’elle est appliquée.

Ceci montre l’illusion de toute chose.

Et prouve la mutabilité des choses de la vie.

Pense et alors tu pratiqueras la loi et la conscience.

L’inondation ravage la vallée

Puis devient douce dans la plaine.

Ceci montre l’illusion de toute chose.

Et prouve la mutabilité des choses de la vie.

Pense et alors tu pratiqueras la loi et la conscience.

Les doux vêtements de soie sont déchirés par le couteau.

Ceci montre l’illusion de toute chose.

Et prouve la mutabilité des choses de la vie.

Pense et alors tu pratiqueras la loi et la conscience.

Le joyau que tu admires

Bientôt appartiendra à d’autres

Ceci montre l’illusion de toute chose.

Et prouve la mutabilité des choses de la vie.

Pense et alors tu pratiqueras la loi et la conscience.

Les pâles rayons de lune disparaissent aussitôt

Ceci montre l’illusion de toute chose.

Et prouve la mutabilité des choses de la vie.

Pense et alors tu pratiqueras la loi et la conscience.

Un enfant naît puis s’en va pour toujours

Ceci montre l’illusion de toute chose.

Et prouve la mutabilité des choses de la vie.

Pense et alors tu pratiqueras la loi et la conscience.

Telles sont les six comparaisons que je chante.

J’espère que tu t’en souviendras et que tu pratiqueras.

Préoccupation et travail toujours existeront.

Alors, laisse-les de côté et pratique maintenant la grande conscience.
Si tu penses que demain est le moment de pratiquer,

Bientôt tu découvriras que la vie a passé.

Qui peut dire quand surviendra la mort ?

Souviens-toi toujours et consacre-toi à la pratique. »

Milarépa, yogi, poète et magicien tibétain (1040-1123)

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Du véritable danger

Crédit photo: Redshinestudio – Fotolia.com

« Le danger n’est pas ce que l’on ignore, mais ce que l’on tient pour certain … et qui ne l’est pas » Mark Twain, écrivain et essayiste américain (1835-1910).

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Barbara

Quelle belle initiative que celle prise par le magazine Télérama (le seul magazine TV qu’on achète même quand on n’a pas la télé!). A l’occasion des 15 ans de la mort de la dame en noir, Télérama publie un hors série entièrement consacré à Barbara. Barbara racontée par ses collaborateurs, des chanteurs, des écrivains, Barbara en mots et en photos. Magistral ! Et pour ceux qui préfèrent la télévision, France 5 diffusera ce dimanche 25 novembre à 8h40 Barbarama, 58-69, un documentaire de Didier Varrod, l’excellent chroniqueur musical de France Inter. Son ambition : confronter l’œuvre de Barbara à cinq chanteuses d’aujourd’hui, de Camille à Olivia Ruiz en passant par Daphné, La Grande Sophie et L. Évidemment 8h40, ce n’est pas la meilleure heure ! Mais heureusement, il y a www.pluzz.fr pour voir et revoir ce qu’on a manqué !

Pour le plaisir, un extrait, sans musique, de Mon enfance :

« Il ne faut jamais revenir

Au temps caché des souvenirs

Du temps béni de son enfance

Car parmi tous les souvenirs

Ceux de l’enfance sont les pires,

Ceux de l’enfance nous déchirent » Barbara.

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Clair obscur

Crédit photo : Johanswanepoel – Fotolia.com

« Ce n’est pas en regardant la lumière qu’on devient lumineux, mais en plongeant dans son obscurité » Carl Gustav Jung, psychiatre et psychanalyste (1875-1961).

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Toilettes publiques

Crédit photo : Neyak – Fotolia.com

L’information ne vous aura pas échappé. Aujourd’hui, 19 novembre, jour de la Saint-Tanguy, c’est la journée mondiale des toilettes publiques ! A p… de rire, non ?

Plus sérieusement, l’objectif de cette journée est de sensibiliser le grand public aux questions d’hygiène sur le plan planétaire puisque 2,4 milliards d’individus vivent encore sans toilettes au XXIe siècle.

 

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Le mec de la tombe d’à côté de Katarina Mazetti

Joli roman que celui de Katarina Mazetti !

Désirée, la trentaine, bibliothécaire un peu bobo, fan de Lacan et de Schopenhauer est déjà veuve. En se rendant régulièrement sur la tombe de son mari, elle rencontre Benny, à peine plus âgé qu’elle, paysan pur jus, éleveur de vaches, en deuil de sa mère dont la tombe jouxte celle du défunt mari de Désirée. Entre les deux, une attirance physique irrépressible. Mais qu’ont-ils de commun mis à part le plaisir qu’ils ont à faire l’amour et à se chamailler sur les petits travers de chacun. Une vie à deux est-elle possible entre une intellectuelle et un manuel ?

Si le thème de l’amour impossible a déjà été exploré de nombreuses fois, force est de constater qu’il y a encore des choses à dire sur ce sujet. Tout réside dans la façon de le faire et Katarina Mazetti le fait bien, c’est-à-dire avec humour.

J’ai beaucoup ri au fur et à mesure de ce livre de 235 pages organisé en chapitres où Désirée et Benny s’expriment alternativement, chacun ayant une lecture différente du même événement.

Un livre à lire entre deux romans un peu plus profonds pour oublier la grisaille ambiante !

Le mec de la tombe d’à côté a un tel succès qu’il a été adapté au théâtre et que Katarina Mazetti a imaginé une suite… Le caveau de famille paru en mars 2011.

Extrait, page 55, Benny est allé à la rencontre de Désirée à la bibliothèque : « J’étais en train de parler avec une petite fille outrée qui trouvait Blanche-Neige complètement idiote. « Elle n’a même pas reconnu sa marâtre avec la pomme ! C’est vraiment nul ! » a-t-elle dit. Ça nous a fait rire.

Quelqu’un m’a tapoté sur l’épaule. J’aurais presque dit le bras de la Justice, mais c’était le Forestier ! Il portait son habituel blouson criard mais il avait enlevé la casquette et des mèches d’une couleur poussiéreuse tombaient sur son front. Il avait l’air en colère et il s’est lancé dans une diatribe incompréhensible sur un ton autoritaire. Je me suis dit qu’il devait désapprouver ma façon de soigner la tombe et il m’a fallu un moment pour comprendre qu’en fait il cherchait un livre.

– Demander à l’accueil, c’est ma pause de midi ! l’ai-je rembarré.

Il n’arrivait pas à contrôler son visage, il était plein de tiraillements. Puis il a demandé si ça me disait de faire un tour de cimetière.

L’enfant l’a regardé avec beaucoup d’intérêt.

Et soudain j’ai compris que je m’étais trompée quelque part et qu’il y avait un tas de choses que j’ignorais totalement.

Nous sommes allés déjeuner ensemble. Il a englouti des quantités faramineuses de daube avec des betteraves rouges et du pain, et il a bu du lait, il le sirotait assez bruyamment alors que moi, je n’ai fait que profiter des rayons de son sourire. Sans la casquette et avec le visage animé par l’attention, il n’avait l’air ni triste ni vieux, seulement très réel. Et ses cheveux en bataille, eh bien ils étaient tout simplement désarmants ». Katarina Mazetti.

 

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