Caresse du soir

Crédit photo - Kitty-Fotolia

En fouinant dans ma bibliothèque, j’ai retrouvé un livre de poèmes imprimé sur un vieux papier. Un livre portant le numéro 4 sur les 75 édités dans les années 70 par l’imprimerie Lamarsalle. Je l’ai ouvert au hasard…

Caresse du soir

« La caresse du soir glisse sur les prairies,

Se mêle à la fumée aux toits des métairies.

Déjà la fin du jour estompe l’horizon

Et le bruit de nos pas se meurt sur le gazon

De l’enclos où s’endort, paisible, chaque feuille,

Où le monde passé des souvenirs accueille.

A monter le sentier nous sommes seuls, allons

Là-haut près du vieux mur ; coteaux, clochers, vallons,

Nous offrent, du lointain, la paix crépusculaire

Dans un silence ombreux que l’automne accélère.

Bleutée, une vapeur s’exhale des sillons

D’où monte, frémissant, l’humble chant des grillons.

Un ultime reflet sur l’herbe des allées.

Les dernières lueurs du couchant sont allées

Vers un autre Orient, pour d’autres yeux ouverts…

… Pierres du vieux jardin, maison, cher univers !

Heureux qui peut, au cours de sa besogne austère,

Revoir en sa mémoire un petit coin de terre,

Héritage sacré transmis par les anciens

Dont l’amour a forgé ces nœuds magiciens

Qui les font vivre encore après leur vie éteinte !

O Prière du soir d’une cloche qui tinte ! »

Germaine Berthier-Barudio, Dans les champs de la vie.

Publicités

Poster un commentaire

Classé dans Les extraits

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s